Qu'on ne s'y trompe pas: avec Babel Sujet, Christophe Terral n'a pas l'ambition d'atteindre le ciel! Du récit biblique, il retient surtout le symbole de la communauté fédérée autour d'un même projet, d'un même sujet. Le plaisir, en l'occurence, pour le premier numéro de ce nouveau magazine gratuit, qui paraîtra en avril. «L'idée de Babel Sujet est née d'une réflexion menée à plusieurs: journalistes, écrivains, graphistes, photographes, etc. En tant que lecteurs, nous nous sommes demandés à quoi ressemblerait le magazine que nous avions envie de lire et qui nous manquait. Nous sommes alors tombé d'accord sur un concept simple: un magazine gratuit mais avec du contenu éditorial de qualité, articulé autour d'une thématique unique qui changerait tous les deux mois.»
Des contributeurs aux regards croisés
Pour Christophe Terral, l'originalité de Babel Sujet tient également à son approche pluridisciplinaire. Son travail de directeur de la rédaction consiste donc notamment à «identifier des contributeurs d'horizons différents et leur offrir un nouvel espace d'expression.» Dans le premier numéro, journalistes, philosophe mais aussi financier ou écrivain croiseront ainsi leurs regards pour «ouvrir le dialogue et la réflexion». Christophe Terral prévoit d'ailleurs de créer une plateforme d'échange afin de prolonger le débat sur le web. Entre 25 et 30.000€ ont été investis dans ce projet par la société éditrice Bout à Bout (siège à Bayonne). Pour la version papier, ce sont quelque 40.000exemplaires qui, dans un premier temps, seront distribués à quantité égale entre Toulouse et Bayonne. «Nous souhaitons un réseau de diffusion qui soit à la fois dense, qualifié et de proximité- salles d'attente de professions libérales, boutiques, hôtels, etc.- afin de toucher une cible de jeunes adultes et adultes urbains, voire rurbains, qui s'interrogent sur le monde dans lequel ils vivent.»
@email www.babelsujet.com
La presse gratuite comptera, en avril, un nouveau titre bimestriel. Éditée par la société basque Bout à Bout, la revue Babel Sujet s'ancre à Toulouse et Bayonne avec 40.000exemplaires.