Juste avant la pandémie de Covid-19, en 2019-2020, la société sarthoise Reflex’Etiquettes, avec deux personnes, affichait un chiffre d’affaires de 300 000 euros. L’arrivée d’un commercial et différents investissements ont permis au fabricant d’étiquettes adhésives de Bazouges-sur-le-Loir de grandir, pour devenir aujourd’hui une PME de 8 collaborateurs qui connaît une croissance à deux chiffres chaque année. Un récent investissement dans une machine permettant l’édition d’étiquettes en grande série va lui permettre de franchir encore un nouveau cap.
Une nouvelle machine pour de nouveaux clients
En septembre 2025, Reflex’Etiquettes a investi environ 360 000 euros dans un nouvel équipement, une machine d’impression flexographique de dernière génération, qui lui permet de fabriquer des étiquettes en grande quantité.
"Jusqu’ici, nous étions équipés pour produire des petites et moyennes séries et nous avions investi il y a quelques années dans des machines d’impression numériques, précise Thomas Bellanger, dirigeant de l’entreprise. Maintenant, nous allons pouvoir aller chercher de nouveaux marchés sur de très gros volumes."
"Beaucoup de nos clients cherchent à travailler avec des fournisseurs locaux pour des raisons de réactivité"
Reflex’Etiquettes travaille en effet actuellement à 70 % pour des clients des Pays de la Loire et de Bretagne, dans les secteurs de la logistique, pour le transport ou le conditionnement, dans l’agroalimentaire, l’industrie chimique, l’artisanat, le commerce ou encore le déstockage, avec également 10 à 20 % de son activité réalisée auprès d’agences de communication.
"Beaucoup de nos clients cherchent à travailler avec des fournisseurs locaux pour des raisons de réactivité, indique Jules Menuet, responsable développement et performance de Reflex’Etiquettes, car ils font moins de stock et passent de plus petites commandes. Le reste de notre activité se fait en région parisienne ou auprès de clients dans toute la France, principalement dans le secteur de la logistique."
Poursuivre la croissance à deux chiffres
Au total, Reflex’Etiquettes honore environ 1 500 à 2000 commandes par an d’étiquettes adhésives, imprimées ou non, soit une dizaine chaque jour pour des clients allant de la TPE au grand groupe, le plus important ne dépassant pas 10 % de son chiffre d’affaires. "La concurrence est forte, reconnaît Jules Menuet, mais nous gagnons toujours de nouveaux clients. Et les gros volumes, que nous pouvons maintenant réaliser avec notre nouvelle machine, vont aussi monter en puissance."
Mis en service en octobre, ce nouvel équipement, qui ne tourne pas encore à plein régime, va permettre à la PME créée en 2011 d’aller chercher des clients plus conséquents, locaux ou non, et de récupérer également des marchés qu’elle sous-traitait, faute de pouvoir réaliser elle-même certains volumes. "Nous voulons conserver cette croissance à deux chiffres le plus longtemps possible", envisage Thomas Bellanger, qui pourrait par ailleurs encore renforcer l’effectif de l’entreprise si son activité continue de progresser.