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Automobile : CBI signe son premier accord de compétitivité à Angers
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Automobile : CBI signe son premier accord de compétitivité à Angers

Après un an de négociations entre la direction de l'équipementier automobile et les syndicats, un accord de compétitivité pour l'usine d'Angers a été signé le 13 mai. Pour garantir la pérennité du site, les salariés ont accepté de perdre jusqu'à 9 jours de RTT. Des négociations du même type sont en cours pour l'usine espagnole du groupe.

Chassis Brakes International (CBI) a signé un accord de compétitivité avec les syndicats CFDT et CFE-CGC pour son usine de Saint-Barthélemy d'Anjou qui emploie 450 salariés. Un accord - rejeté par FO et la CGT - qui doit assurer la pérennité du site par une réduction des coûts de productions des freins qu'il fabrique pour l'automobile sans toucher au salaire actuel des collaborateurs. Et de s'aligner ainsi sur les prix du marché pour demeurer compétitif. Premier effet : un réaménagement du temps de travail avec une baisse mécanique du nombre de jours de RTT - en n'incluant plus le temps de pause dans le temps de travail effectif - qui passeront de 14 actuellement à 5 à l'horizon 2020 pour le personnel en équipe et une réduction comprise entre 2 et 4 jours pour les autres catégories de personnel. La mise en application de ce réaménagement sera progressive, la suppression des jours de RTT s'étalera sur 3 ans, entre 2018 et 2020, pour le personnel en équipe et à partir de 2017 pour les autres catégories. Le document inclut également une modération salariale : 0,3% déduit pendant 3 ans du pourcentage d'augmentation fixé dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire. En contrepartie, le groupe s'est engagé à investir dans la modernisation et l'amélioration de l'outil de travail.

Un maintien de la production de 4 millions de freins par an

Du côté de la direction de Chassis Brakes International, on ne nie pas que "la négociation a été difficile". C'est la première fois qu'un accord de ce type a été signé au sein de ce groupe spécialisé dans la production de systèmes de freinage pour l'automobile qui emploie 5.500 salariés dans 27 usines, en Europe, Asie et Amérique du Nord et du Sud. Ex filiale du groupe allemand Bosch, l'équipementier est détenu depuis 2012 par un fonds américain. L'usine angevine est spécialisée dans la fabrication de frein à disques pour des véhicules produits en Europe par de grands constructeurs comme PSA, son premier client, et Mercedes. Avec cet accord, la direction table sur un maintien de sa production avec 4 millions de freins par an (4,7 millions en 2015) et espère reconquérir des marchés auprès des grands constructeurs. A l'instar de Renault où l'équipementier vient de faire son retour après 10 ans d'absence. Un équipementier qui est actuellement en cours de négociations pour la mise en place d'un accord de compétitivité au sein de son usine espagnole qui emploie 300 personnes.

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