Autan de Bien-Être : Vendre des cosmétiques bio en Chine
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Autan de Bien-Être : Vendre des cosmétiques bio en Chine





Si les cosmétiques bio remportent un vif succès en France, ce n'est pas encore le cas en Chine. Guy Alayrac a donc décidé de partir à la conquête de ce marché à très fort potentiel pour le compte de neuf marques françaises.




Le créateur

Cadre et chef de projet dans la grande distribution pendant près de trente ans, Guy Alayrac croit avoir mis fin à sa carrière professionnelle en 2005 quand il quitte son dernier employeur, Technic-Soft. C'était sans compter les hasards de la vie. Il fait la rencontre de sa compagne actuelle qui l'initie au bio. Infirmière de formation, elle tient une boutique de produits alimentaires et cosmétiques bio à Villefranche-de-Lauragais. Lors d'un voyage en Chine, où vit son fils aîné, il emmène dans sa valise des cosmétiques bio. Plusieurs amies de son fils les testent. Leur enthousiasme lui met la puce à l'oreille. En mars2008, il crée Autan de Bien-Être, société qui vend des produits et services de bien-être en France et à l'étranger. Son premier objectif: vendre des cosmétiques bio en Chine.




Le principe

«La plupart des grandes marques françaises vont en Chine à titre individuel. L'originalité de mon projet est de proposer plusieurs marques à différents types de clients. Je peux répondre à la fois aux besoins de la grande distribution, des boutiques spécialisées ou des instituts de beauté et spaavec des produits adaptés», explique Guy Alayrac. Actuellement, il représente neuf marques françaises en Chine: Graines de Pastel, Nominoë, Phyt's, Saisona, Les Terriennes, Belle & Bio, Biodine, Born to Bio et Naturetis. «Pour les Chinois, les cosmétiques bio sont des produits haut de gamme», précise-t-il. Toutes ces marques ont en commun une consonance régionale et une certification (Cosmebio ou Ecocert). Au moins sept autres marques devraient s'ajouter au portefeuille clients de Guy Alayrac. À terme, il voudrait proposer au marché chinois une trentaine de marques.




Le projet

Après plusieurs voyages en Chine, il réalise une étude de marché avec l'aide de l'Association régionale de conseillers pour entreprises et collectivités (Arcec). Élu «coup de coeur du jury» au niveau régional du prix Cré'ACC (initié par l'APCE et le conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables), il est également primé au niveau national dans la catégorie «deuxième vie professionnelle». «Cette récompense m'a permis d'obtenir des fonds et m'a ouvert des portes», se rappelle-t-il. Enfin, en mai dernier, Guy Alayrac a participé à une mission économique organisée par Ubifrance. Dans ce cadre, il a rencontré une quarantaine de décideurs chinois. Des contacts fructueux qui lui ont permis de mettre en test des produits chez une vingtaine de clients potentiels. Fin juin, a été créée une société prestataire de services, dirigée par un Chinois, qui développera les ventes sur le pays. Les premiers contrats devraient être signés pendant l'été.




Les perspectives

Si Guy Alayrac a commencé par le marché chinois, il ne souhaite pas en rester là. En novembre, il va participer au salon Cosmeprof à Hong Kong afin de jauger les marchés vietnamien, coréen et taïwanais. Il envisage aussi de s'attaquer à l'Europe de l'Est. Fin juin, il est allé en Roumanie et en septembre, il part pour la Pologne.




Tél.: 06.89.48.52.52 @email

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