L'activité a reculé d'environ 10%, une moyenne, avec des écarts importants selon la nature des donneurs d'ordre; le transport lié à l'automobile ayant été évidemment plus ?impacté? que celui des produits agroalimentaires. Sur fond de poursuite des restructurations, cette baisse se traduit par une tension sur les affaires. En clair: la négociation chiffrée des contrats. Question effectifs, la FNTR annonçait récemment 40.000 pertes d'emploi au plan national, une donnée impossible à traduire au plan local et régional, en l'état. Patrick Lahaye, président de la Fédération des entreprises de Transport et Logistique de France (TLF) Ouest, constate un «moindre turnover» dans les métiers liés à ces activités.
Haro sur la SNCF
Sa crainte cible surtout la ?surfiscalité ?dont son secteur va, selon lui, faire les frais. TGAP, taxe carbone, éco-redevance annoncée au 1erjanvier 2012 auront «des conséquences durables et considérables en Bretagne, où le réseau routier était jusqu'à présent gratuit». Des taxes qui s'inscrivent dans le cadre de la nouvelle politique environnementale déclinée des accords de Kyoto et des Grenelle. «Bien sûr nos entreprises s'inscrivent dans le green business, avec des normes européennes très pertinentes. Dans mon entreprise, 80% du parc répond déjà à la norme Euro5, souligne Patrick Lahaye. Et le ferroutage, nous sommes preneurs. Mais avec quel partenaire, s'interroge le dirigeant. La SNCF? Elle alimente un tapage médiatique en injectant 7,5millions d'euros dans une publicité. Mais concrètement, aujourd'hui, elle n'a rien à nous proposer. Rien n'a été mis en place!»
L'état de santé des transports et de la logistique constitue un excellent indicateur de la vitalité - ou non -, de l'économie. C'est donc sans surprise que le bilan, cette année, n'est pas bon.