Arkema : L'usine de Jarrie modernisée
# Industrie # Investissement

Arkema : L'usine de Jarrie modernisée

Chimie. 100 M€ ont été investis pour garantir la sécurité et la compétitivité du site isérois d'Arkema.

Le groupe Arkema a inauguré une nouvelle salle d'électrolyse à membrane sur son site de Jarrie (38), au sud de Grenoble. D'une capacité annuelle de 70.000 tonnes, cet atelier officialise la mise en place de la nouvelle organisation des activités de l'usine et pérennise l'implantation d'Arkema dans la vallée. Cet investissement de 100 M€ a été financé à hauteur de 40 % par l'État et les collectivités locales. La technique d'électrolyse à membrane, adoptée par Arkema pour produire de l'eau oxygénée, du chlore ou encore de l'eau de javel, répond à un double objectif. Elle permet tout d'abord une révision du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT). En effet, l'abandon de l'électrolyse au mercure pour l'électrolyse membrane (l'utilisation du mercure dans le procédé sera interdite en Europe à partir de 2019), associé à la réduction de capacité et la diminution du stockage de chlore liquide sur le site, permet de faire passer le périmètre du PPRT de 4.100 mètres à 780 mètres autour de l'usine. « Près de 900 logements restent concernés par la mise aux normes des habitations, soit 2 M€ pris en charge par l'industriel et les pouvoirs publics », précise Jacques Barbier, directeur du site Arkema de Jarrie. Une somme bien en deçà du coût de départ. « La participation de l'État à cet investissement se justifie aussi par la réduction du périmètre du PPRT et donc une économie substantielle par rapport à celui-ci, explique Patrick Lapouze, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de l'Isère. Le coût évalué pour l'ancien périmètre était de 500 M€. »




Préserver l'emploi

Le nouvel atelier de production répond à un deuxième objectif : l'amélioration de la compétitivité. « C'est un combat permanent qui passe par l'optimisation, mais aussi par l'amélioration des coûts d'accès à l'énergie et au sel, qui sont des facteurs essentiels à la pérennité de ces activités », a expliqué le directeur général d'Arkema, Luc Benoît-Cattin, lors de son discours inaugural. Premier site de production d'eau oxygénée et de chlore du groupe, l'usine de Jarrie souffre d'une hausse continue du prix de l'électricité, fondamentale dans le processus de production. « Il y a vingt ans, nous payions l'électricité 20 % moins chère qu'en Allemagne. Aujourd'hui, elle est 25 % plus chère ici. L'énergie est aujourd'hui un sujet majeur pour nos métiers », note Pierre Verdier, directeur Europe des produits oxygénés chez Arkema. L'optimisation de la production et l'amélioration de la qualité des produits, permis par ce nouvel outil, sont des nécessités économiques et stratégiques. La modernisation du site de Jarrie assure au bassin industriel local et à ses emplois une pérennité qui est la bienvenue. Le directeur général d'Arkema comme les cadres du site ont d'ailleurs souligné leur souci de préserver l'emploi. « Nous avons choisi d'investir dans une électrolyse membrane, avec les conséquences sociales positives que cela apporte, à savoir la préservation de 200 emplois », a souligné Luc Benoît-Cattin. Arkema cherche d'ailleurs d'autres industriels qui pourraient rejoindre la plateforme chimique. « L'opportunité de faire des économies d'échelle et de créer des synergies est indispensable pour le développement de la chimie sur ce site », note Jacques Barbier.

Arkema



(Jarrie - 38)


Directeur du site : Jacques Barbier 300 salariés (14.000 salariés dans le groupe) CA groupe : 6,1 Md€ www.arkema.fr

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