Archaïques contre modernes ?

Archaïques contre modernes ?

L'entreprise Samboat n'est pas la bienvenue sur le port d'Arcachon. Courant avril, la capitainerie a adressé un courrier aux plaisanciers pour leur rappeler l'interdiction de location à titre onéreux de navires amarrés dans le port. " Ces activités sont exclusivement réservées aux sociétés professionnelles dont c'est l'objet social ". Façon d'évincer la start-up qui propose de la location de bateaux entre particuliers. Et de protéger les acteurs en place. Quelques semaines plus tôt, en février, ce sont les taxis bordelais qui s'étaient mobilisés pour obtenir la peau du service UberPop, une application qui propose du transport entre particuliers. Ces deux exemples - d'autres ne manqueront pas de se présenter - ont pu donner l'impression de tourner au débat entre archaïques et modernes. Mais il serait simpliste de résumer ainsi la question. L'économie du partage bouleverse les modèles existants et de nouveaux cadres doivent être inventés pour que les entreprises se battent à armes égales. Bref, éviter que les sociétés aux modèles installés ne soient laminées par la révolution numérique, tout en permettant aux nouveaux acteurs de trouver leur place. Car ce sont bien ces derniers que le client/consommateur sollicite actuellement. Il est donc urgent que le législateur s'empare du sujet. Les nouvelles technologiques proposent de nouveaux usages qu'il est illusoire d'interdire ad vitam æternam. Si les futurs champions de l'économie collaborative sont empêchés de se développer en France, ils trouveront une terre d'accueil plus favorable à l'étranger. @email Twitter :@YannBuanec

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