Avec le statut particulier de groupement d'intérêt public culturel (GIPC), ARC-Nucléart a pour mission de conserver et restaurer des objets en matériaux organiques comme le bois et le cuir, secs ou gorgés d'eau. À la fois laboratoire de recherche implanté sur le site du CEA à Grenoble et atelier de restauration, il se sert de technologie spécifique issue du nucléaire et travaille à la mise au point de nouvelles techniques pour sauver le patrimoine fragile et dégradé. «On peut intervenir de la fouille au musée», explique Madeleine Clermont-Joly, responsable de la restauration du patrimoine.
Les barques de Lyon
Concrètement, un objet en bois gorgé d'eau devient mou et il se déformerait si on le laissait sécher comme tel à l'air libre. Du coup, les équipes d'ARC-Nucléart le consolident avec une résine. Pour les objets dégradés, elles les soumettent à des rayonnements électromagnétiques... Autant de techniques mises au point par le laboratoire et reconnues à l'international. Parmi les objets sauvés, il y a ceux du site archéologique du lac de Paladru mais aussi plus récemment les barques découvertes à Lyon en 2003 qui datent de l'époque gallo-romaine jusqu'au XVIIIesiècle.
- CA 2008: 1,80M€, dont 383.000€ de subventions - Effectif: 16 - www.arc-nucleart.fr
À la fois laboratoire de recherche et atelier de restauration, ARC-Nucléart se donne pour mission de conserver le patrimoine.