Aquitaine qui rit,Bretagne qui pleure

Aquitaine qui rit,Bretagne qui pleure

Le modèle agricole breton s'effondre en direct sous nos yeux. Les salariés des abattoirs crient leur colère dans la rue, tandis que le gouvernement tente d'éteindre l'incendie. Mais les subventions ne feront que retarder l'échéance. Avec l'ouverture des marchés européens, le porc ou les oeufs bretons ne sont plus compétitifs face à leurs concurrents allemands, qui bénéficient d'une main-d'oeuvre roumaine ou polonaise à bas coût. Comme la Bretagne, l'Aquitaine est une région où l'agroalimentaire représente le premier secteur d'activité. Pourtant, ici, nulle contestation ni fermeture d'usine. 40 % des chefs d'entreprise de ce secteur déclarent même une hausse de leur chiffre d'affaires au premier semestre 2013. La clé de cette réussite tient en trois lettres : AOP (ou AOC). Avec les appellations d'origine protégées (ou contrôlées), de nombreuses entreprises ont fait le pari de la qualité, à un prix un peu plus élevé. Jambon de Bayonne, pruneau d'Agen, foie gras du Sud-Ouest, vin de Bordeaux... ont acquis une réputation qui permet à leur producteur de vivre décemment, voire même très correctement... 60 % des agriculteurs de notre région produisent sous Siqo (Signe d'identification de qualité ou d'origine). Il n'est pas inutile de le rappeler : la qualité @email :@YannBuanec

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