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Aprojob : Dix ans bougies et déjà très solide
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Aprojob : Dix ans bougies et déjà très solide

Travail temporaire. En 2005, trois jeunes diplômés créent une agence d'intérim à Saint-Étienne. En dépit de la crise économique et la concurrence des géants du secteur, la petite affaire a su se faire une place auprès des entreprises de la région. La PME ligérienne, qui vise 10 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année, entend doubler le nombre de ses agences d'ici trois ou quatre ans.

C'est l'histoire d'une bande d'amis et d'une belle réussite entrepreneuriale. Adeline Freneat, Virgil Lintz et Julien Steiner ont créé Aprojob en 2005. Ils sont alors fraîchement diplômés de l'IUP management de Saint-Étienne où ils ont suivi la même formation en alternance. Près d'une décennie plus tard, ces trentenaires sont à la tête d'une petite affaire très dynamique qui se classe en 36e place de notre palmarès " jeunes dirigeants ". Depuis sa naissance en 2005, Aprojob a bien changé. À l'origine, l'entreprise se positionne comme une agence de travail temporaire dédiée aux étudiants et jeunes diplômés. Un créneau alors inoccupé. Mais l'idée ne dure pas. Faute d'une réelle adéquation entre l'offre et la demande sur ce segment de marché, l'entreprise se réoriente deux ans plus tard vers les métiers plus traditionnels de l'intérim. Avec un certain succès en dépit d'une très forte concurrence. Aprojob survit ainsi à la crise économique de 2009 (malgré un recul d'activité de 20 %), non sans quelques sacrifices : l'effectif est resserré de six à cinq permanents et la deuxième agence stéphanoise, ouverte quelque temps plus tôt, est fermée. Mais Aprojob retrouve rapidement un rythme ascendant et atteint 4 millions d'euros de chiffre d'affaires dès l'exercice 2010.




Phase de développement

« Entre 2005 et 2011, nous avons posé les bases de notre activité, résume Adeline Freneat. Puis, après avoir acquis une certaine solidité financière, nous sommes entrés dans une phase de développement, mais avec sagesse et toujours en bon père de famille. ». Successivement, Aprojob ouvre ainsi des agences à Roanne en 2011 et à Lyon l'année suivante. La quatrième a vu le jour cet été à Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire. Cette stratégie de développement doit permettre à Aprojob de maintenir un rythme de croissance annuel de 20 %. À travers ses quatre agences, l'entreprise de travail temporaire emploie actuellement 14 salariés permanents et plusieurs centaines d'intérimaires. « Notre objectif est de doubler le nombre d'agences d'ici trois à quatre ans », estime Adeline Freneat. Soit une ouverture par an en moyenne. L'exercice 2014 devrait s'achever sur un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros (contre 8,5 millions d'euros en 2013).




Accords-cadres

Face aux géants du secteur, Aprojob a su jouer de ses atouts de "local de l'étape" et de sa taille humaine. « Nous misons beaucoup sur la qualité, insiste Adeline Freneat. C'est pourquoi nous passons beaucoup de temps pour chaque recrutement. Nous nous efforçons toujours de proposer les meilleures candidatures afin de répondre au mieux aux besoins réels du client. » Une recette qui semble porter ses fruits, puisque la PME ligérienne a signé dernièrement un certain nombre d'accords-cadres avec des entreprises régionales. Au quotidien, Aprojob accompagne aussi bien des artisans, que des PME ou des groupes. Ses agences de Saint-Étienne et Roanne sont assez généralistes (BTP, industrie, logistique, services, bureaux d'études) et celle d'Andrézieux-Bouthéon plutôt orientée vers le secteur industriel. Face à la concurrence en place, Aprojob a spécialisé son agence lyonnaise dans les métiers de la tuyauterie et de la chaudronnerie.

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(Saint-Étienne) Effectif : 14 permanents CA 2013 : 8,5 M?


www.aprojob.com

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