Repérer les tendances, être en veille sur ce que font les autres: l'Angua de Cologne (du 10 au 14octobre cette année) est une fenêtre traditionnelle sur les tendances de l'agroalimentaire à l'échelle de la planète. 6.522 exposants de denrées alimentaires en provenance de 97 pays, 10 salons professionnels, 153.000 visiteurs (chiffre en légère diminution en 2009): l'Anuga est aussi gigantesque que l'offre agroalimentaire mondiale. Disséminés dans les allées sur le stand France ou ailleurs, les Bretons paraissaient bien petits, face aux géants mondiaux du Brésil, de l'Australie, de la Chine ou encore des Italiens de plus en plus présents en Allemagne. Mais à cette échelle, s'afficher breton n'est pas la priorité. «Autant, on s'appuie sur la gastronomie française à l'export, autant on joue sur notre appartenance régionale en France, avec Produit en Bretagne», explique Jacques Gonidec, P-dg de la sardinerie Gonidec de Concarneau. Un peu plus loin, l'entreprise rennaise Traiteur de Paris (35M€; 350 personnes; 18% du CA à l'export) a fait le déplacement sur le stand ?Gourmandise de Louise?, un distributeur de nourriture haut de gamme et épicerie de luxe en Allemagne avec qui elle commence tout juste à travailler. «On réalise 3% du CA au Benelux, Allemagne et Hollande. Le marché allemand a du potentiel. Il a beaucoup évolué. Il y a des gens jeunes désireux d'une nourriture plus internationale, d'une cuisine moderne avec des classiques revisitées», analyse Arnaud Rannou directeur du marketing de l'entreprise fabricante et créatrice de produits traiteurs surgelés.
Salon mondial de l'agroalimentaire, l'Anuga de Cologne regroupe tous les deux ans (en alternance avec le Sial), les plus grands acteurs mondiaux de l'agroalimentaire. Tous viennent ici se montrer et rencontrer clients et prospects. Parmi eux, une quarantaines d'entreprises bretonnes emmenées par CCI International Bretagne.