Anjou Amorçage muscle son capital, en le portant de 450.000 à 900.000 euros. Ce fonds a pour vocation d’aider les jeunes entreprises au début de leur aventure, via une participation minoritaire dans leur capital : un ticket maximum d'environ 70.000 euros, dans une, deux ou trois entreprises chaque année. Mais ça, c’était avant. Demain, davantage de créateurs seront soutenus et l’enveloppe pourra atteindre plus de 100.000 euros dans certains cas. Pour rappel, seules des entreprises dont le siège se trouve dans le Maine-et-Loire, ou projetant de s’installer dans le département, peuvent postuler.
Question profils, « on cherche à soutenir davantage de start-up innovantes, qui déposent des brevets, se positionnent sur des marchés avec de fortes barrières à l’entrée, etc. », détaille Christine Carmes, l’animatrice d'Anjou Amorçage.
Evolis et Bouvet Ladubay rejoignent les investisseurs
Pour sa levée de fonds, la société de capital risque a sollicité sa trentaine d'actionnaires locaux, qui regroupe des banques et des entreprises comme Bouyer Leroux, Restoria ou Strego (liste en fin d'article). En parallèle, quatre grands noms du territoire ont fait leur entrée : Evolis (systèmes d'impression pour cartes plastique), Afone (télécom), la maison de vin Bouvet Ladubay et la société du chef angevin Pascal Favre d’Anne.
Combler un manque
Lancé en 2000, ce fonds vient combler un manque dans l'accompagnement des entreprises, pécuniairement parlant. « Anjou Amorçage propose un financement au démarrage, alors que les banques ne financent que le développement, rappelle Eric Grelier, le président de la CCI. On apporte aussi une caution morale et cela crédibilise l’entreprise pour toute autre demande de financement. ».
Qowisio parmi les start-up soutenues
En 17 ans, la somme de 1,6 million d’euros a été injectée dans une ribambelle de jeunes entreprises, dans les télécoms, le végétal, les objets connectés.... Un exemple ? La start-up Qowisio a réussi son premier tour de table avec Anjou Amorçage et d’autres investisseurs en 2009. Elle compte aujourd'hui une cinquantaine de salariés, après avoir bouclé une deuxième levée de fonds... de 10 millions d’euros en 2015.
Liste des actionnaires du fonds Anjou Amorçage :
CCI de Maine-et-Loire, Banque Populaire Atlantique, Crédit Mutuel Anjou, CIC, Crédit Agricole de l'Anjou et du Maine, Biovac, Bouyer Leroux Développement, Bureau Horticole des Pays de la Loire, CAA, Cabinet, Schaupp et Hardy, Carpenter, Chouette SA, Oceanedas, Financière Challet, Financière de l'Ombrée, Orange, Mateloc, MCA, Finance, MIE, Restoria, Comec, Specinov, Strego, Brangeon Services, OEM Développement, Itec, Atelog 2I, Groupe Grimaud, Société Hom, Teranga Participations, Bouvet Ladubay, Evolis, Afone, le chef angevin Pascal Favre d’Anne.