La maison angevine poursuit son déploiement à l'international où elle réalise 50% de son chiffre d'affaires qui avoisine les 20 M€ en 2015. À côté de l’Allemagne, son premier marché après la France où le liquoriste est son propre distributeur avec une antenne de trois personnes, il possède trois bureaux en Asie, à Singapour, Hong-Kong et Kuala Lumpur et un dépôt sera prochainement installé sur cette zone. «Nous commençons aussi à construire la zone Moyen-Orient avec l’ouverture, depuis février, d’un bureau à Dubaï», annonce Edit Giffard, co-dirigeante de cette PME familiale de 62 personnes. Pour ces marchés, où le sans alcool est souvent de rigueur, la marque qui fabrique une cinquantaine de liqueurs et plus de 70 sirops, surfe sur la bonne image des fabricants de sirop de français. «À l’international, le sirop est considéré comme une liqueur sans alcool, c’est un produit français beaucoup plus valorisé qu’en France. On est loin de la grenadine mélangée avec de l’eau! Nous proposons par exemple des " mocktails " ou cocktails sans alcool. Aujourd’hui, 90% de nos ventes de sirops se font à l’export.» Giffard continue également à miser sur ses bastions historiques en Europe avec le recrutement, également en février, d’un VIE à Manchester pour couvrir le nord du Royaume-Uni et l’Écosse. «L’Angleterre, c’est le pays du cocktail, des tendances, nous nous devons de continuer à y accompagner notre développement.»
11 M€ pour la nouvelle usine de sirops
Afin d'accompagner sa croissance (+40% depuis 5 ans), Giffard a démarré la construction d'un second site de production à 10 mn de son usine d'Avrillé, à Saint-Léger-des-Bois. La société investit 11 M€ dans ce site de 3.500 m² dédié à la fabrication des sirops (50% de son activité) et qui devrait être opérationnel dès octobre prochain. Le futur site accueillera une 3e ligne de production, la plateforme logistique, actuellement située à Beaucouzé, ainsi qu'un jardin aromatique de 2.000 m². Il sera dirigé par Pierre Jouanneau-Giffard, qui représente la 5e génération de Giffard. Pour les dirigeants, l’implantation en Anjou a été une évidence. «C’est dans notre ADN, on préfère produire dans notre région d’origine. Et puis, c’est vendeur, notamment à l’international. Le Made in France, ça marche !» Des recrutements sont déjà en cours pour cette seconde unité.