Élu président de l'Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi), basé à Toulouse, quelques mois après son élection à la tête de la Fondation pour une culture de sécurité industrielle (Foncsi), André-Claude Lacoste déclare revenir à ses premiers centres d'intérêts professionnels : la sécurité et la protection de l'environnement pour des sites industriels classiques. En effet, il s'en est occupé pendant près de 25 ans avant de se concentrer sur le domaine du nucléaire en devenant en 1993 directeur de la sûreté des installations nucléaires puis président de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) en 2006. « L'Icsi et la Foncsi fonctionnent bien ensemble, souligne André-Claude Lacoste, car elles allient la recherche à la pratique. » En effet, l'Icsi (créé en 2003 suite à la catastrophe d'AZF) entend fédérer l'ensemble des acteurs de la sécurité industrielle, encourager les échanges et les débats et réaliser différentes actions collectives tandis que la Foncsi finance des projets de recherche autour des activités à risque. Un nouveau tandem dirige d'ailleurs ces deux structures : Ivan Boissières, nommé directeur général de l'Icsi, et René Amalberti, directeur de la Foncsi. Parmi les enjeux de cette fin d'année : l'élaboration du plan stratégique pluriannuel 2014-2018 de l'Icsi : « Il est en cours de préparation. Une première version devrait être approuvée en décembre. L'un des points importants : s'ouvrir à d'autres champs de compétences liés au nucléaire et à l'international. Il n'y a qu'en échangeant et comparant que l'on peut faire avancer les choses. »