AMC : Extension et projet d'implantation au Brésil
# Industrie # International

AMC : Extension et projet d'implantation au Brésil

AMC, fabricant de vitrines réfrigérées haut de gamme, va doubler son site de production avant une implantation au Brésil sur 13.000m² prévue en 2011.

Stéphane Grosier s'est pris de passion pour les vitrines réfrigérées depuis qu'il est entré chez le fabricant lunévillois AMC sous l'égide d'un contrat Ardan, avant d'en prendre le contrôle en 2002. Depuis, il a orienté l'activité vers le sur-mesure haut de gamme et multiplié le chiffre d'affaires par quatre (4,27M€ en 2008). Une montée en charge qui lui impose de repousser les murs de son site actuel de 3.800m².




2,9M€ d'investissement

«L'extension se réalisera cette année, les banques me suivent», explique le jeune entrepreneur. Le projet d'agrandissement du bâtiment pour en porter la surface à 6.000m² nécessitera un investissement de 2,55M€. Mais le Lorrain possède également un projet alternatif de 10.000m². Quant à l'acquisition d'une découpe numérique de granit et de bois (350.000euros), elle figurera quoiqu'il arrive au programme. Cependant, l'homme ne compte pas s'arrêter là. Il nourrit en effet un rêve né en juillet2008 alors qu'il se trouvait au salon des produits de boulangerie et de pâtisserie Fipan, au Brésil. «Il y a un énorme potentiel de l'Amérique latine, mais les coûts de transport sont très pénalisants pour des produits haut de gamme comme les nôtres, qui se vendent entre 8 et 10.000 euros le mètre, explique celui dont le grand-père est originaire de... São Paulo. J'ai donc décidé de monter une unité de production de 13.000m² là-bas, destinée aux marchés nord et sud-américains.»




La belle France au Brésil

Très vite, l'idée d'entraîner avec lui des professionnels français du secteur réunis sur un même site, un «cocon» qu'il baptise La belle France, s'impose dans son esprit. Aux côtés de fabricants de pétrins et de fours et de professionnels des métiers de bouche, il imagine bientôt un bâtiment avec des services administratifs, juridiques et comptables communs, une école de formation, un transporteur (DHL ou UPS?), un hôtel (Accor?) voire des logements et des équipements de loisir... Au cours d'un second voyage en octobre, à l'invitation de la CCI 54, il rencontre 120 contacts à Rio et São Paulo. «Un promoteur est partant pour construire et louer les bâtiments sur un terrain de cinquante hectares à 40km de São Paulo. Moi, je suis prêt à mettre 1M€ pour l'investissement machines.» Au total, La belle France pourrait accueillir en 2011 une trentaine d'entreprises, réunis au sein d'un groupement d'intérêt économique.

# Industrie # International