Spécialisée dans l'accompagnement à l'international des PME et ETI françaises, la société Altios International poursuit son maillage territorial. Déjà implanté sur 13 grands marchés mondiaux*, le leader français privé du développement à l'international vient d'ouvrir deux nouvelles filiales au Canada et au Royaume-Uni. « On réalise 80 % de notre chiffre d'affaires avec des entreprises françaises et 20 % avec des entreprises étrangères qui nous sollicitent pour les accompagner à l'international. Or, il se trouve que nous avons de plus en plus d'entreprises canadiennes et notamment québécoises qui font appel à nos services pour aller en Europe, en Chine, etc. La création d'une filiale sur place est donc autant motivée par la volonté d'aller chercher des clients canadiens que d'exécuter des prestations pour des entreprises françaises », justifie Boris Lechevalier, directeur associé d'Altios International.
Pour le Royaume-Uni, la motivation est également double.
Partenariat juteux avec le gouvernement britannique
« On a remporté il y a un an un appel d'offres lancé par l'agence gouvernementale UKTI (United Kingdom Trade and Investment), l'équivalent de Business France. UKTI cherchait un partenaire privé à qui sous-traiter un certain nombre de prestations pour accompagner les entreprises anglaises à l'international. Et c'est nous qui l'avons remporté. UKTI est aujourd'hui notre plus gros client en termes de facturation et de chiffre d'affaires. Il était donc capital pour nous d'être présent à Londres », explique Boris Lechevalier. Altios qui prévoit d'investir entre 150.000 et 200.000 euros la première année sur chacune des deux filiales mise sur une rentabilité dès la seconde année. « En rythme de croisière, ce sont des filiales qui devraient réaliser entre 1 et 2 millions d'euros de chiffre d'affaires à trois ans. Pour l'Angleterre, cela sera peut-être beaucoup plus, mais c'est encore un peu tôt pour le dire », confie le directeur associé d'Altios International. Dans les trois à quatre ans, le spécialiste de l'accompagnement à l'international pourrait être tenté d'ouvrir de nouvelles filiales. « Dans l'ordre de nos priorités, il y a les Émirats Arabe Unis, la Turquie, l'Italie, l'Espagne, le Japon et la Corée. Ce sont les cinq pays sur lesquels on s'interroge. Est-ce que l'on se rapprochera d'un confrère ? Est-ce que l'on fera une création ex-nihilo ? Cela dépendra des opportunités », indique Boris Lechevalier.
Ce qui est certain, c'est qu'Altios International s'est fixé un objectif avec un plan de marche précis.
« On peut devenir un acteur mondial »
« On vise 50 millions d'euros de chiffre d'affaires à horizon de cinq à sept ans avec un mix de croissance organique et de croissance externe. En suivant ce rythme de croissance organique et externe, on peut devenir un acteur mondial sur la niche de l'accompagnement à l'international », estime Boris Lechevalier. Un rythme qui aurait pu s'accélérer si Altios avait vu son dossier de reprise de la filiale allemande d'Erai accepté par le président du TGI. « On a déjà une filiale à Francfort, mais on aurait fusionné les deux entités et les équipes. La directrice d'Erai Allemagne était d'accord, les salariés aussi, le président d'Erai soutenait également le projet ainsi que le procureur. Mais contre l'avis général, le président du TGI a choisi notre concurrent Le Dome. Le tribunal est souverain, c'est le jeu des affaires », regrette toutefois Boris Lechevallier.
Gilles Cayuela
*États-Unis, Mexique, Brésil, France, Allemagne, Pologne, République Tchèque, Russie, Inde, Chine, Hong Kong, Singapour et Australie
Altios International
(Francheville) Dirigeant : Boris Lechevallier CA 2014 : 15 millions d'euros 150 salariés www.altios-international.com