Alpexpo : Centre des Congrès grenoblois cherche partenaire pour se développer...

Alpexpo : Centre des Congrès grenoblois cherche partenaire pour se développer...

Après plusieurs mois de réflexion, la ville de Grenoble et la Metro ont rendu public leur nouveau plan pour Alpexpo. Celui-ci comprend le passage en Société Publique Locale (SPL), suivi d'une Délégation de Service Public (DSP) pour rendre cet outil plus compétitif grâce au concours d'un acteur privé qui sera choisi d'ici fin 2015.

L'ex-directrice, Catherine Calmels, tout droit venue de Lyon en 2012 pour redresser l'équipement, l'avait promis : Alpexpo allait revivre. C'est désormais le message que veut porter son président et nouveau directeur général, Claus Habfast, en dévoilant le plan destiné à faire renouer le centre de congrès avec l'équilibre d'ici 2016, après avoir enregistré 7M? de dettes. Avec, au menu : un passage d'une SAEML, jusqu'ici détenue majoritairement par la ville de Grenoble (35 %) et la Metro (27 %), vers une Société Publique Locale (SPL), qui pourrait dans un second temps donner les rênes de l'équipement à un acteur privé à travers une Délégation de Service Public (DSP). Le modèle, unique, a de quoi surprendre dans l'industrie de l'événementiel.




Générer des investissements

Mais la Ville de Grenoble le défend, en rappelant que la DSP est l'outil idéal pour assurer les investissements nécessaires (1 à 2 millions d'euros par année) afin que le parc demeure concurrentiel. C'est pourquoi elle entend mettre en place un véritable partenariat avec un acteur privé, qui sera sélectionné à l'hiver 2015. Le cahier des charges comprendra notamment « la reprise des 36 salariés, l'élargissement de la structure à des salons professionnels et internationaux, et le maintien de grands événements à Grenoble comme Moutain Planet ou Semicon » et la prise en charge des investissements annuels. « Nous avons déjà des acteurs intéressés », affirme Claus Habfast, qui rappelle toutefois que la ville se laisse la possibilité de conserver la gestion d'Alpexpo si elle ne reçoit pas d'offre satisfaisante.




L'international comme relais de croissance

Avec 8,2M? de CA en 2014, et 6,5M? projetés en 2015, la direction d'Alpexpo veut développer les salons professionnels et internationaux, et jouer la carte de la polyvalence. « Nous avons la chance d'avoir à la fois un espace de congrès et une grande salle de spectacle qu'est le Summum (5.000 places) - qui nécessite cependant des travaux d'agrandissement pour concurrencer les Zéniths- », soulignait Claus Habfast. La ville table sur un chiffre d'affaires prévisionnel de 9 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation de 500.000? en 2016, grâce aux manifestations déjà planifiées et au retour, les années paires, d'événements phares tels que Moutain Planet ou Semicon Europa. Mais la concurrence est rude : d'après les derniers chiffres publiés par France Congrès (*), l'Hexagone ne compte pas moins de 1.400 sites de plus de 100 places, dont 200 sites dédiés à l'accueil des congrès ou des parc d'expositions. Et les principaux concurrents viennent non seulement de France, mais aussi de pays limitrophes tels que la Suisse, l'Allemagne, le Royaume Uni ou l'Espagne, notamment dans l'accueil des congrès internationaux. « On se positionne déjà pour des congrès en 2020 », fait valoir Claus Habfast. * D'après les derniers chiffres de France Congrès, le secteur des congrès et salons a engendré des retombées de 7,1 Md? ? en 2011 et près de 120.000 emplois en France.