Alpes-Maritimes : L'Allianz Riviera se prépare à l'Euro 2016

Alpes-Maritimes : L'Allianz Riviera se prépare à l'Euro 2016

De la notion de "clean stadium" à l'installation des équipements nécessaires à la compétition, Allianz Riviera se prépare à l'Euro 2016 et entend bien capitaliser sur l'événement et ses 8 milliards de téléspectateurs attendus.

A partir du 10 juin, Allianz Riviera ne sera plus. Le contrat de naming qui lie l’assureur à l’exploitant de ce qu’il conviendra d’appeler Stade de Nice s’interrompt le temps de l’Euro 2016, comme l’impose une directive de l’UEFA. Ce n’est pas une surprise pour Nice Eco Stadium (NES), la notion de "clean stadium" consistant à livrer un équipement vierge de tout sponsor est inclue dans le cahier des charges de l’organisateur. Tout comme sa prise en main de l’enceinte sportive dès la mi-mai afin d’installer les équipements nécessaires à la compétition durant laquelle quatre matches se tiendront à Nice. « C’est une contrainte, admet Sylvia Godret-Colloc, directrice de NES, mais pas un fait nouveau. Cette période blanche, nous l’avons anticipé. De plus, nous avons l’habitude de jongler avec le calendrier du fait de la présence du club résident, l’OGC Nice ».

Depuis septembre 2015, NES collabore étroitement avec les équipes de l’UEFA « en tant que garant technique de l’infrastructure ». Mais pas que. A sa charge, quelques travaux d’installation comme l’aménagement de la plateforme media et le centre d’accréditation qui prendront place à l’extérieur du stade, sur le parking. Le reste (l’accueil, la sécurité, l’offre de restauration, etc.) revient à l’UEFA et ses sous-traitants. « Nous jouons surtout un rôle de conseil, de transmission de notre savoir-faire quant à l’exploitation des lieux », précise-t-elle.

Depuis son ouverture en 2013, l’Allianz Riviera a accueilli environ 1,3 million de visiteurs à travers plus de 450 événements sportifs, grand public ou professionnels. Si les 5,2 M€ de recettes annuelles nécessaires pour parvenir à l’équilibre ne sont pas encore atteints, la filiale de Vinci Concessions parie sur une montée en puissance progressive. Le coup de projecteur Euro 2016, et ses 8 milliards de téléspectateurs attendus, devraient l’y aider. « C’est une formidable opportunité en terme de notoriété », souligne Sylvia Godret-Colloc qui entend bien capitaliser sur l’événement. Signe qui ne trompe pas, « contrairement aux Euros précédents, la proportion de vente des billets est plus importante à l’étranger qu’en France, notamment en Pologne et en Turquie, deux pays que nous recevons ». L’attractivité de l’Hexagone, et de la capitale azuréenne en particulier, n’y est sans doute pas pour rien. « Des démarches sont d’ores et déjà entamées en direction des médias étrangers pour présenter le stade, ses activités, ses atouts », notamment en matière d’éco-exemplarité et d’expérience digitale.