Alpes-Maritimes : Comment le cabinet CQS reprend goût à l'indépendance
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Alpes-Maritimes : Comment le cabinet CQS reprend goût à l'indépendance

Le cabinet niçois de conseils en qualité santé (CQS) revoit sa stratégie après son départ de la holding Bio-Access, intégrée en 2011. Au programme : anticipation et diversification.

Pour CQS, 2015 se présente comme l'année de tous les défis. Fondé en 2005 par Marlène Renaud et Jean-Pierre Amision, le cabinet niçois de conseil qualité spécialisé en santé revendique le leadership sur son marché. Ses principaux clients sont des laboratoires de biologie, d'étalonnage et d'essai ainsi que des médecins pathologistes qu'il forme, audite et accompagne dans leurs démarches de certification et d'accréditation. CQS a également développé une expertise dans la réalisation de logiciels qualité à la carte.

L'aventure Bio-Access
Très vite, le cabinet se fait une place sur ce marché de niche, tant et si bien qu'il attire l'oeil de Jean-Louis Oger, fondateur de la holding lyonnaise Bio-Access qui chapeaute un réseau de 90 laboratoires biologiques en France pour un chiffre d'affaires généré en 2013 de 16,6 M€. Le groupement souhaite alors enrichir ses compétences et acquiert, en 2011, 99 % des parts de CQS. Une belle opération pour le cabinet qui voit là « l'opportunité d'intégrer une organisation structurée, dotée de services financier et juridique, quitte à perdre quelques marchés », raconte Marlène Renaud. De 500 K€ de CA en 2011, CQS dépasse le million d'euros de facturations en 2013. Son effectif suit la même courbe ascendante, passant de 6 à 12 consultants, mais l'histoire s'achève en juin 2014, date à laquelle Marlène Renaud rachète l'ensemble des parts. « Bio-Access voulait se concentrer sur son coeur de métier et vendre la structure. Il était temps de reprendre notre autonomie. »

Cap sur l'industrie de pointe
Reste que l'opération « déstabilise l'entreprise ». Si la dirigeante, prévoyante, avait élargi ses prestations à des laboratoires extérieurs au groupement, qui ne représente plus que 30 % de son activité, l'équipe s'est réduite significativement. Certes, l'entreprise peut compter sur l'image « positive » véhiculée par sa sortie de Bio-Access, qui lui a permis de récupérer des marchés, toutefois « il était nécessaire de mettre en place une nouvelle stratégie ». Marlène Renaud rejoint alors le programme Stratco de la CCI NCA, qui la conforte dans ses choix. « Renforcer la présence de CQS sur notre coeur de métier et étendre l'offre de services à de nouveaux secteurs. » Dans la continuité de la loi HPST (pour Hôpital Patient Santé Territoire), l'Etat prévoit d'étendre l'obligation d'accréditation et de certification pour un certain nombre de professions médicales. Parallèlement, CQS souhaite développer son activité sur d'autres secteurs. Dans le viseur, les laboratoires pharmaceutiques, le biomédical, le secteur social et médico-social (dont les maisons de retraite) et l'industrie de pointe. « La santé et les démarches d'accréditation exigent un niveau d'expertise très élevé que l'on peut tout à fait proposer aux secteurs de pointe et notamment aux sous-traitants du domaine de l'aéronautique ou de la microélectronique », avance-t-elle. « Quand on vient auditer une entreprise, c'est avant tout sur son organisation que l'on se concentre ». CQS, qui a déjà réalisé ce type de prestations pour un fabricant de puces microélectroniques varois, Staymatel, vise plus particulièrement les sous-traitants, « des entreprises de petite taille, dont les donneurs d'ordres peuvent attendre des engagements qualité. » Une stratégie marketing est en cours d'élaboration pour qualifier ce nouveau marché, qui devrait porter ses premiers fruits en 2016. CQS vise en 2015 un chiffre d'affaires de 700 K€.

CQS


(Nice) Dirigeante : M. Renaud CA 2014 : 700 K€ 7 personnes Tél. : 09 53 93 16 42 @email

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