C’est une première victoire pour le secteur hôtelier azuréen. Airbnb annonce étendre sa collecte de la taxe de séjour dans 18 nouvelles villes en France à partir du 1er août. Parmi elles, Antibes, Cannes et Nice, particulièrement concernées par l’essor du site d’hébergement collaboratif. « Cette évolution permettra de rétablir l’équité entre le secteur hôtelier et les propriétaires niçois qui louent leurs meublés », s’est réjoui Christian Estrosi, nouveau premier adjoint au maire de Nice délégué aux finances (non-cumul des mandats oblige), qui entend utiliser ces recettes supplémentaires pour accompagner le développement du tourisme sur le territoire.
De quel ordre seront-elles ? Difficile encore à dire, mais à titre d’exemple, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2015, Airbnb a reversé à la ville de Paris 1,2 M€ de taxes de séjour. Toutefois, « cette première étape ne règle pas pleinement la problématique de la concurrence », rappelle David Lisnard. L’édile de Cannes encourage donc le législateur « à encadrer ce secteur d’activité afin que toutes les initiatives innovantes puissent se développer aux côtés des acteurs historiques. »
A ce sujet, retrouvez l'interview de Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers de Cannes et de ses environs :
UMIH vs Airbnb : "Il faut mettre le doigt là où ça fait mal"