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Alouette.ai veut transformer les IA génératives en ingénieurs de la décarbonation 
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Alouette.ai veut transformer les IA génératives en ingénieurs de la décarbonation 

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Fondée à Niort en avril dernier, la deeptech Alouette.ai souhaite transformer les IA génératives actuelles en ingénieurs spécialisés dans la décarbonation. Elle pilote un programme de recherche ambitieux avec plusieurs universités et s’adosse à des industriels locaux pour répondre à des appels à projets et ainsi démontrer l’utilité de sa future plateforme sur des cas concrets. Elle souhaite lever des fonds.

Bruno Gerard, fondateur d’Alouette.ai, compte réaliser une levée de fonds de 2 millions d’euros d’ici à la fin de l’année — Photo : Alouette

Les créateurs

Le secteur de l’énergie est le fil conducteur de la carrière de Bruno Gérard. Normalien expert en génie civil, il l’a commencée chez EDF où il a notamment été chargé de simuler le vieillissement des centrales nucléaires en vue d’étendre leur durée de vie. Il l’a poursuivie en créant en 2002 Oxand, une entreprise spécialisée dans la "gestion prédictive et l’optimisation du cycle de vie des infrastructures". Bruno Gerard a aussi officié dans les énergies renouvelables au sein d’Envision, géant chinois des technologies vertes (éoliennes, de batteries, logiciels de gestion de l’énergie…).

Avec Antoine Vidon, docteur en physique nucléaire et DG délégué, il a fondé Alouette en avril dernier, une SAS au capital de 100 000 euros, dont il est actionnaire majoritaire.

Le concept

La start-up de 7 salariés, incubée au sein de la technopole Altae de Niort, est "née d’un constat : une démographie des ingénieurs décroissante et une demande qui explose, notamment dans un marché de la décarbonation en plein essor", précise Bruno Gerard. Pour résoudre le problème, Alouette.ai veut entraîner des IA génératives (telles qu’OpenAI ou Mistral AI en France) à devenir des ingénieurs capables de concevoir des nouvelles installations dans le domaine de la décarbonation.

Comment ? "En créant des briques technologiques venant en surcouche de ces IA pour leur permettre de résoudre des problématiques complexes et transformer une donnée en éléments de connaissance, puis en compétences", explique le dirigeant. Alouette pilote un programme de recherche sur 3 ans, aux côtés des universités de Pau et de La Rochelle pour lever les verrous technologiques nécessaires à cette transformation. "J’ai travaillé, par exemple, au prédimensionnement d’une usine de production de kérosène vert au Maroc en écrivant un code spécifique. Avec Alouette, nous voulons automatiser ça", poursuit-il.

Les perspectives

La société va vendre aux ingénieurs une plateforme capable, de manière progressive, de répondre à des besoins toujours plus complexes, de la réponse à des appels d’offres à la réalisation d’études d’impact ou de design. Vendue sous forme d’abonnement dont le prix variera en fonction de la valeur de la tâche demandée, elle adressera autant les bureaux d’études que les grosses entreprises aux données internalisées.

La start-up entend aussi investir aux côtés d’industriels. Elle a répondu à un premier appel à projets dans le cadre de France 2030 aux côtés du palois Arverne, spécialiste de la géothermie, pour lui permettre d’automatiser ses tâches et accélérer son déploiement sur le marché de la géothermie peu profonde.

Pour accompagner ses premiers développements, Alouette.ai devrait recruter 5 personnes. Sur le plan du financement, la start-up souhaite lever 2 millions d’euros d’ici la fin de l’année et 10 millions l’année suivante. Soutenue par des banques, Bpifrance et Nouvelle-Aquitaine Amorçage, elle espère signer de nouveaux partenariats industriels pour financer son programme, deux autres étant déjà en discussion.

Deux-Sèvres # Services aux entreprises # Création d'entreprise # Start-up # Créations d'emplois # Levée de fonds