Air Liquide DTA : Une technologie d'avance
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Air Liquide DTA : Une technologie d'avance

La division Air Liquide advanced technologies (DTA) et la filiale Axane du groupe mondial Air Liquide sont basées sur le site de Sassenage. C'est ici, qu'ingénieurs et techniciens inventent les technologies du futur et participent à des programmes internationaux de grande envergure tels qu'Horizon Hydrogène Énergie (H2E). Vanessa Genin

Air Liquide, c'est 40.000 collaborateurs présents dans 75 pays et une forte expertise dans les gaz industriels. Pour la multinationale, l'innovation est un des piliers de sa croissance. C'est pourquoi la division Air Liquide advanced technologies (DTA), qui appartient au pôle ingénierie et construction, a choisi de capitaliser sur l'innovation technologique. Cette division est implantée principalement à Sassenage. En effet, une équipe travaille aux Mureaux en région parisienne pour la fabrication des réservoirs d'Ariane 5 qui seraient trop difficiles de transporter à partir de Sassenage, et la division dispose de trois autres implantations aux États-Unis, en Chine et au Japon. C'est donc à Sassenage, dans ses «vieux» locaux qui datent de son implantation en 1962, que des ingénieurs inventent les technologies de demain. «Vu le contexte économique actuel, la rénovation de nos locaux n'est pas une priorité, justifie Catherine Candela, la directrice de la division Air Liquide advanced technologies. Néanmoins, nous sommes bien conscients qu'il faudrait s'en occuper!»




La station spatiale internationale

En attendant, la division vend des projets d'ingénierie pour ses clients de l'aéronautique civil et militaire, du spatial, de la marine et de la recherche scientifique. Elle développe par exemple des équipements en gaz, dont certains restent au sol et d'autres sont embarqués dans des avions mais aussi des turbomachines pour la station spatiale internationale, des réservoirs d'oxygène pour les sous-marins... En terme d'instruments scientifiques, elle travaille pour le Cern, une organisation européenne pour la recherche nucléaire. Les ingénieurs et techniciens de Sassenage ont récemment contribué au développement du «plus grand réfrigérateur du monde»- un système complexe et innovant de distribution d'hélium liquide et de refroidissement baptisé Large hadron collider (LHC)- pour le compte du Cern. Concrètement, sous la frontière franco-suisse, dans un tunnel de 100 mètres sous terre, le système d'alimentation cryogénique conçu et installé par Air Liquide distribue de l'hélium liquide dans un anneau de 27km de circonférence. «L'activité de l'instrumentation scientifique a été boostée ces dernières années, précise la directrice. Mais c'est une activité cyclique. Elle dépend beaucoup des grands projets en cours.»




Des énergies du futur

Dans le même temps, Air Liquide advanced technologies participe à des programmes de grande envergure. Elle est ainsi impliquée dans le projet Kstar (Korean superconducting tokamak advanced research) qui contribue à la maîtrise de la fusion nucléaire afin de répondre au défi de l'augmentation des besoins énergétiques mondiaux. Elle participe aussi au programme Horizon Hydrogène Énergie (H2E) lancé par Air Liquide qui représente un investissement global en recherche et technologie de près de 200M€. Et son prochain défi est de participer au programme Iter (réacteur expérimental thermonucléaire international), un prototype de réacteur nucléaire à fusion. «Il s'agit de participer au développement des énergies du futur, à horizon d'une trentaine d'années, explique simplement la directrice. On se positionne sur le marché de la cryogénie au sein de ce programme qui va regrouper des pays du monde entier.»

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