Afeit : La filière Tic veut sa grappe d'entreprises
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Afeit : La filière Tic veut sa grappe d'entreprises

La filière Tic finistérienne dépose un dossier pour se faire reconnaître comme ?grappes d'entreprises?. À la clef, 100 K€ annuels sur deux ans et un poste de chargé de mission pour développer la mise en réseau de ses membres.

L'heure est aux alliances entre entreprises dans les secteurs de l'électronique, de l'informatique et des télécommunications. Pour approfondir son action en ce sens, l'Afeit, qui regroupe une cinquantaine d'entreprises du secteur en Finistère, dépose le 14octobre, un projet de grappes d'entreprises à la Datar. À la différence des pôles de compétitivité orientés innovation et recherche, les grappes d'entreprises visent directement la compétitivité et le business. Dans le cadre de ce dispositif, lancé par le ministère de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire (Merat)*, une première vague de projets -42 en France - a été sélectionnée en mai dernier. L'Afeit, qui ne faisait pas parti des quatre projets bretons retenus, a été autorisée à concourir une nouvelle fois en précisant sa demande. Pour ce second tour, on attend une soixantaine de candidatures. Si elle devient ?grappe d'entreprises?, l'Afeit pourra renforcer son action de mise en relation de ses adhérents. Et soutenir leur nécessaire rapprochement. Souvent les grands comptes achètent leur prestation globale sur l'étagère. Les fournisseurs doivent, de plus en plus, répondre ensemble, conclure des alliances. La compétitivité est souvent à ce prix. «En vingt ans, les grandes entreprises se sont recentrées sur leur coeur de métier. La chaîne de valeurs est aujourd'hui éclatée», explique Lucien Traon, président de l'Afeit.




Répertoire de compétences

Avec la somme que le Merat a prévu d'affecter (100 K€ par an et par grappe, étalés sur deux ou trois ans), l'Afeit pourrait recruter un chargé de mission pour animer différents projets. Parmi eux, ?Tic pointe Bretagne ?qui vise à identifier l'ensemble des entreprises de la filière, sous-traitance comprise, en répertoriant les compétences et les mutualisations potentielles.




* Le Merat consacre 20M€ sur deux ans au dispositif, complétés par les soutiens de la Caisse des dépôts et d'Oséo.

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