La société stéphanoise Adiapress travaille depuis sa création en 2001 sur un procédé unique permettant de découper à grande cadence des produits plats d'épaisseur importante. Après dix ans de recherche et plus de 2M€ d'investissement, la machine s'apprête aujourd'hui à être commercialisée de manière industrielle, notamment auprès des sous-traitants du marché de l'automobile français, mais aussi allemand. «L'objectif est de vendre deux à quatre machines par an dès 2012 pour être à l'équilibre d'ici à 2014», ambitionne Roger Meyer, actionnaire de Meyer France (75 personnes; CA 2010: 10M€), le groupe qui détient Adiapress depuis 2007. Conçu par une équipe d'ingénieurs, le procédé fait l'objet de tests depuis 2008. Deux prototypes ont ainsi été achetés par le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) de Saint-Étienne dans le cadre d'une Unité de production partagée. Depuis trois ans, les machines sont mises à disposition et testées par une série de constructeurs automobiles. Avec un objectif: les rendre prescripteurs de cette nouvelle technologie auprès de leurs sous-traitants.
Les perspectives de commercialisation sont avant tout européennes. Sur un marché qui représenterait, selon Meyer France, 20Mds€ par an avec 3.000entreprises en Europe, Adiapress vise à terme un chiffre d'affaires de l'ordre de 10à 20M€ par an. Avec un plan d'embauche d'une vingtaine de personnes sur cinq ans.
Automobile. Après dix ans de R & D, le fabricant stéphanois va débuter la commercialisation de ses presses adiabatiques. Il cible le marché européen.