C'est bien connu, les échéances électorales rythment la vie publique française. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles sont nombreuses ! La première d'entre elle, l'élection présidentielle, apportera elle aussi son lot d'incertitudes. Au-delà du choix politique, lui aussi largement incertain, ce sont les conséquences même de l'élection qui sont à craindre, tant le pouvoir de congélation d'une année électorale est fort sur les dossiers en cours et pas encore tranchés. Tout près de nous, la liste est longue de ces sujets passés par une procédure de débat public, soumis à enquête publique ou en attente de déclaration d'utilité publique... Et qui risquent fort d'être victimes de ce syndrome de « congélation électorale » qui touche trop souvent les dossiers en attente d'une décision politique. On peut citer le Contournement Est de Rouen, les projets éoliens en mer au large des côtes normandes, la LNPN... Autant de sujets où l'État est partie prenante, qui pourraient être impactés par les changements à venir -quels qu'ils soient- au sommet de l'État ! Le plus rageant, c'est qu'au plan local, tout le monde ou presque semble convaincu de l'utilité des projets en question. Mais cela ne suffit pas.