Sophia Antipolis : Flying Eye cherche à lever 2 M€ pour poursuivre son ascension

Par Gaëlle Cloarec, le 08 juillet 2016

Pionnier du drone civil en France, le constructeur et opérateur sophipolitain se structure pour répondre à une demande industrielle en plein essor.
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le virage s'est opéré en 2012, lorsque la France réglemente le secteur du drone civil. « Cela a permis de structurer la filière, et donc d'intéresser les grands comptes au sujet », se souvient Grégoire Thomas. Quatre ans plus tard, le dirigeant et cofondateur de Flying Eye gagne son premier appel d'offres d'envergure : l'inspection de 1.000 canalisations sur ouvrages d'art.

Ascension fulgurante
Entre-temps, le constructeur et opérateur sophipolitain de drones civils, également centre de formation au télépilotage et à l'acquisition de données, a équipé 320 sociétés en France (sur 2.500/source DGAC), déployé 650 machines, dont beaucoup ont été adaptées à des cas d'usage techniques et industriels, et construit un réseau de téléopérateurs maillant l'ensemble du territoire, lui permettant ainsi de répondre aux besoins à grande échelle des industriels : levées topographiques, vérification d'infrastructures, épandage... Cette ascension se mesure aussi à la lecture de son chiffre d'affaires : 100 K€ en moyenne de 2009 à 2012, 1,8 M€ en 2015 (RN : 28 % du CA). « On vise les 2 M€ de facturations pour 2016 », indique le dirigeant.

Plan de vol ambitieux
Pour s'élever encore plus haut, Flying Eye s'est fixé un plan de vol précis et ambitieux. Un prêt Innovation de 700 K€, obtenu début 2016 auprès de Bpifrance, lui a permis de développer sa capacité commerciale et de renforcer sa R & D. Parmi ses projets, le développement d'une solution d'épandage pour l'agriculture, expérimentée sur 1.000 hectares en 2016, et qui devrait s'étendre sur 20.000 en 2017. « Il s'agit de répondre à des cas d'usage complexes, donc peu concurrencés », explique Grégoire Thomas qui entend ainsi « garder une longueur d'avance ».

Vers le drone autonome
Mais c'est à l'export que se nichent les perspectives les plus intéressantes. L'Italie (où Flying Eye occupe déjà 10 % du marché), l'Espagne (en cours de réglementation), et l'Afrique de l'Ouest. Une antenne devrait voir le jour en Côte d'Ivoire d'ici à la fin 2016. « Il y a beaucoup à faire là-bas, notamment en matière d'agriculture, de cartographie, de mines & carrières et de sécurité des sites sensibles ». Un sujet pour lequel Flying Eye planche sur le développement de drones autonomes. Et part à la recherche de 2 M€ supplémentaires, qu'elle espère lever auprès de fonds privés. « Des fonds ayant déjà des participations dans le secteur visé (la sécurité) et les pays ciblés (Afrique, Moyen Orient) ». A bon entendeur...

Flying Eye


(Vallauris) Dirigeants : Grégoire et Alexandre Thomas CA 2015 : 1,8 M€ 10 personnes Tél. : 09 52 75 05 25 @email.fr

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