Bouches-du-Rhône

Numérique

Bitstack veut démocratiser l'épargne en bitcoins

Par Didier Gazanhes, le 14 octobre 2021

La start-up Bitstack, basée dans les Bouches-du-Rhône, propose aux particuliers de se constituer une épargne en cryptomonnaie bitcoin. Sa plateforme en ligne sera opérationnelle en janvier 2022.

Sur Bitstack, les bitcoins accumulés par l'épargnant ne font l'objet d'aucune rémunération, mais ils peuvent à tout moment être revendus au cours en vigueur.
Sur Bitstack, les bitcoins accumulés par l'épargnant ne font l'objet d'aucune rémunération, mais ils peuvent à tout moment être revendus au cours en vigueur. — Photo : CC0

La start-up Bitstack, créée par Alexandre Roubaud et Kabir Sethi en avril 2021 et basée à Meyreuil (Bouches-du-Rhône), propose aux particuliers de se constituer une épargne en bitcoin, cette cryptomonnaie créée en 2009 par Satoshi Nakamoto. Sa plateforme en ligne ne sera opérationnelle qu’en janvier 2022, mais il est déjà possible de s’inscrire sur une liste d’attente afin d’avoir un accès anticipé.

Épargner de façon "indolore"

Le principe est simple : après avoir connecté son compte bancaire à Bitstack, l’utilisateur, lorsqu’il utilise sa carte bleue, voit les sommes arrondies à l’euro supérieur. "Lorsque vous payez votre café à 1,20 euro par carte bancaire, Bitstack arrondit automatiquement à l’euro supérieur, soit 2 euros, et vous avez donc épargné la différence (0,80 euro) en bitcoin", explique Alexandre Roubaud, qui poursuit : "Avec notre solution, nous pensons que tout le monde peut se constituer une épargne pour l’avenir de façon indolore, sans même y penser."

Après des études au Canada, durant lesquelles il s’est notamment intéressé au bitcoin, Alexandre Roubaud a travaillé au sein d’une fintech qui développait des applications d’épargne et d’investissement. "Je souhaitais créer une entreprise et j’ai ainsi associé mon intérêt pour la cryptomonnaie, mon expérience professionnelle et mon envie de démocratiser l’épargne. Aujourd’hui, deux jeunes sur trois s’inquiètent de ne pouvoir financer leurs projets et leur avenir. Ils épargnent sur des livrets A et mettent en moyenne 200 euros de côté chaque mois, mais la rémunération de cette épargne est très faible. À l’échelle nationale, ce sont plus de 66,8 milliards d’euros qui étaient déposés sur les livrets d’épargne en 2020", détaille Alexandre Roubaud.

Le bitcoin, un actif rentable

Sur Bitstack, les bitcoins accumulés par l’épargnant ne font l’objet d’aucune rémunération, mais ils peuvent à tout moment être revendus au cours en vigueur. "L’utilisateur récupère ainsi des euros avec une plus-value. Le bitcoin est un actif rentable depuis dix ans, avec une croissance de près de 200 % par an. Par ailleurs, le nombre de bitcoins en circulation est limité à 21 millions d’unités. Cette caractéristique permet d’obtenir une garantie absolue que la monnaie ne sera pas dévaluée et ainsi protéger son épargne", souligne le créateur. Les sommes épargnées grâce à la plateforme peuvent également être transférées sur un autre portefeuille en bitcoins.

Pour se rémunérer, Bitstack prélève des frais de commission de 1,99 % sur chaque transaction effectuée via la plateforme. D’ici à janvier 2022, la start-up attend son agrément comme prestataire de services sur actifs numériques (Psan), qui doit lui être délivré par l’Autorité des Marchés Financiers, mais elle envisage déjà d’offrir son service dans l’ensemble des pays européens. "Actuellement, les agréments sont nationaux mais la Commission européenne travaille sur la mise en place d’une licence qui permettrait d’opérer sur l’ensemble de l’Europe. Cette licence pourrait être basée sur le Psan, agrément le plus rigoureux en Europe", précise Alexandre Roubaud. Bitstack, qui est en cours de levée de fonds, vise un volume de plusieurs milliers d’utilisateurs sur un an.

Sur Bitstack, les bitcoins accumulés par l'épargnant ne font l'objet d'aucune rémunération, mais ils peuvent à tout moment être revendus au cours en vigueur.
Sur Bitstack, les bitcoins accumulés par l'épargnant ne font l'objet d'aucune rémunération, mais ils peuvent à tout moment être revendus au cours en vigueur. — Photo : CC0

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