Morbihan

Distribution

Ma Pièces Autos lorgne les Côtes d'Armor

Par Ségolène Mahias, le 19 octobre 2018

Un an après sa création, Ma Pièces Autos Bretagne, la plate-forme de vente de pièces automobiles pousse déjà les murs. Elle ambitionne d'atteindre très rapidement les 30 M€ de chiffre d'affaires et entrevoit plusieurs développements, notamment dans les Côtes-d'Armor. 

Guillaume Ramirez, directeur de Ma Pièces Autos Bretagne entouré d'Angélia Lucas, responsable commerce et de Cynthia Le Fevre, en charge du marketing. — Photo : Ségolène Mahias

À Quéven, Ma Pièces Autos Bretagne ne craint pas d’appuyer sur l’accélérateur. En un peu plus d’une année d’existence, cette plate-forme de distribution de pièces automobiles multimarques vient de pousser les murs afin de se doter de 1 000 mètres carrés supplémentaires. Ce nouvel espace est dédié à des bureaux. L’extension a également permis de considérablement augmenter la zone de stockage des pneumatiques, ainsi que la surface de quais de chargement et de déchargement.

Établie sur 3 500 mètres carrés au total, Ma Pièces Autos vit plus qu’une belle histoire. Pourtant, « pas question de s’enflammer. Nous devons désormais passer de nouveaux paliers, en gardant la même qualité de services », avertit Guillaume Ramirez, directeur de la société.

Labellisé par PSA

Pour Ma Pièces Autos Bretagne, tout a commencé en avril 2017 par une réponse aux critères définis par PSA pour être labellisé comme plate-forme du groupe. Le groupe automobile a décidé de refondre sa logistique et de se doter de plates-formes soit pilotées par PSA ou par des privés, comme c'est le cas avec Ma Pièces Autos. « Nous sommes l’une des 39 plates-formes que compte le constructeur automobile en France », précise le dirigeant de l’entreprise. Deux autres plates-formes similaires existent, par ailleurs, en Bretagne. Commercialisant les pièces de PSA mais aussi d'autres marques, Ma Pièces Autos Bretagne est portée par un actionnaire bien connu : le groupe Midi Auto (24 sites de distribution dont 16 concessions Citroën et Peugeot) qui s’appuie sur 8 concessions en Bretagne Sud, implantées entre Vannes et Brest. Pas moins de deux millions d’euros ont été investis dans ce projet depuis ses débuts.

Son modèle repose sur deux piliers. « 90 % de nos clients sont des professionnels de l’automobile, essentiellement basés dans le Morbihan et le Finistère. Au total, c’est un réseau de 1 000 garagistes ou concessionnaires. Les 10 % restants sont des ventes en direct au comptoir », dévoile le dirigeant. Essentiellement BtoB, la société ne se prive pas d’une clientèle BtoC qu’elle pourrait voir fortement grandir. « Le conseil sur mesure et l’humain comptent. Ces atouts priment auprès de la clientèle des particuliers. Sur ce marché, notre notoriété se fait dans le temps. »

25 000 références

La vaste plate-forme lorientaise est une véritable fourmilière de 2h30 à 20h30. À l’arrière du bâtiment, les camions se succèdent entre les livraisons des 25 000 références, que gère la société, et le balai des expéditions. Dès le lendemain de leurs commandes, les professionnels sont ainsi livrés avant 8h. En amont, un call center traite toutes les demandes. Pas moins de 600 appels sont reçus chaque jour.

Ma Pièces Autos Bretagne compte 45 salariés avec une mixité voulue et revendiquée. « Au-delà de la performance économique, nous avons le souhait de tout miser sur l’humain. » Montée en compétences, évolution de postes, implication des équipes dans les nouveaux développements, la PME compte aussi un chef de projet qui a pour mission de « déminer » les petits tracas avant qu’ils ne prennent de l’ampleur dans le quotidien des uns et des autres.

Ouverture de garages ?

Côté ventes, l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en six mois. L’objectif affiché : « Atteindre rapidement les 30 millions d’euros. » D’ores et déjà, l’entreprise réfléchit à d’autres déploiements. Outre la poursuite de son maillage sur ses bases, elle lorgne aussi du côté des Côtes-d’Armor. « Notre logistique nous permet aujourd’hui d’estimer que nous pourrions être performants sur ce territoire. C’est un département où le potentiel de clientèle de professionnels est important. » Pour cela, elle compte s’appuyer sur différents leviers comme sa force commerciale. Actuellement huit commerciaux sillonnent la région et deux nouveaux postes vont être créés.

Un autre développement majeur pourrait venir élargir son champ d’action : « Nous réfléchissons à avoir notre propre réseau de garages en propre. Nous y proposerions une offre de vente de pièces et de véhicules ainsi que de la réparation. » La première ouverture pourrait se faire en 2019 dans le Morbihan. Cette perspective d’évolution ne doit rien au hasard. La plate-forme est aussi un laboratoire de test grandeur nature. En effet, le site abrite aussi un garage où les clients peuvent faire directement changer les pièces commandées via Ma Pièces Autos. D’autres services connexes ont vu le jour : « Nous pouvons aussi dénicher des véhicules pour des clients selon leurs souhaits et leur budget. Nous avons également développé la vente de véhicules sans permis, un marché en plein essor avec des constructeurs qui surfent sur les codes des voitures classiques. »

Guillaume Ramirez, directeur de Ma Pièces Autos Bretagne entouré d'Angélia Lucas, responsable commerce et de Cynthia Le Fevre, en charge du marketing. — Photo : Ségolène Mahias