Investissement

Marineland : Le leader des parcs marins investit 2M€

Par la rédaction, le 05 décembre 2008

Depuis son rachat en 2006 par le groupe Parques Reunidos, Marineland a fait peau neuve. Changement de stratégie et de process, recherche d'une nouvelle clientèle, investissements, le leader européen des parcs marins a su faire évoluer son image et en récolte les premiers fruits.
Photo : Le Journal des Entreprises

Marineland n'est plus, vive le nouveau Marineland! Depuis l'arrivée aux commandes du groupe Parques Reunidos, le plus grand parc européen d'animaux marins a laissé derrière lui bon nombre de casseroles qui hypothéquaient son avenir pour renouer avec la croissance. L'entreprise a enregistré cette année un chiffre d'affaires de 35M€, soit une progression de 10%. Ce succès, la nouvelle équipe dirigeante entend bien le consolider en investissant à nouveau près de 2M€... dont une grande partie dans le parc Aquasplash, qui constitue l'un de ses principaux vecteurs de développement. Retour sur une entreprise qui visiblement ne connaît plus la crise...




17M€ injectés

Marineland a été fondé en 1970 par le comte Roland de la Poype, inventeur de génie (le père de la Méhari, c'est lui!), qui vouait une passion sans borne pour le monde marin. À l'origine, petit parc local, Marineland s'est peu à peu développé en annexant deux parcs périphériques et en créant dans les années 90 le parc aquatique Aquasplash. En 1996, cet "espace" Marineland connaît un essor fulgurant avec l'ouverture du "Tunnel des requins". Le parc acquiert alors une notoriété qui dépasse largement les frontières régionales et enregistre un bond de 30% à 40% de sa fréquentation. Mais l'euphorie sera de courte durée. Au début des années 2000, l'entreprise investit dans la construction du "Bassin des orques", une des plus grandes piscines au monde, qui signe le début de ses difficultés financières. «Cet équipement n'a pas été perçu par le public comme une nouveauté, la progression n'a donc pas été à la hauteur des investissements» tente d'expliquer le directeur général du site Bernard Giampaolo. D'autant que ce projet d'envergure se trouve attaqué de toutes parts: les riverains montent au créneau, les permis de construire sont annulés... Si bien qu'en 2005, l'entreprise Marineland fait triste mine et cherche un repreneur. C'est dans ce contexte morose qu'arrive le groupe espagnol Parques Reunidos. Le leader européen des parcs animaliers et aquatiques, avec 70 parcs dans le monde, achète Marineland en juillet2006 et place à sa tête Bernard Giampaolo: «Mes premières missions ont été d'impulser au parc un mode de management de multinationale et de redorer son blason. Faire en sorte que l'on parle de Marineland en terme de futur et non plus en terme de passé.» Pour cela, le groupe met en place une stratégie nouvelle et injecte au total 17M€ dans la remise aux normes du parc, la régularisation des dossiers, la mise en sécurité des animaux et du personnel, la refonte complète de la dispense pédagogique... Sans oublier l'apport de nouveautés comme les rapaces, les otaries de Steller (la plus grosse espèce d'otarie au monde) et l'acquisition d'attractions inédites pour les parcs périphériques.




Leviers de croissance

Question stratégie, Marineland cherche à élargir sa clientèle et à «industrialiser le process événementiel». Fin 2007, le parc lance ses soirées dîner-spectacles et accentue sa communication sur le secteur "corporate" afin de «générer du trafic en dehors des heures d'ouverture». Parallèlement, l'entreprise privilégie un second levier de croissance, initié en avril2008 par la création du tour-opérateur Travel Parks, dont les premiers résultats (300 k€ de CA) ont dépassé les pronostics. «Sa vocation est de proposer des séjours incluant la visite de Marineland avec des nuitées d'hôtel.» L'objectif «est d'augmenter le temps de visite pur estimé aujourd'hui à 6h pour le pousser à 8h, voire plus en l'étalant sur 2 jours.» Cela implique de proposer une offre étoffée que Marineland met actuellement en place en investissant 2M€ dans 2 attractions destinées à Aquasplash («notre plus grosse progression avec+40%») et la création d'un espace Antartica pour «mettre en valeur nos animaux qui vivent au froid»... Tout en se préparant au grand raout de 2010, date à laquelle le parc fêtera ses 40 ans. Une "main street" sera alors inaugurée, mais Bernard Giampaolo ne veut pas en dire plus, histoire de créer la surprise le moment venu...

Photo : Le Journal des Entreprises

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