Mayenne

Métallurgie

STTM prêt à injecter 4 millions d'euros dans une nouvelle usine

Par Florent Godard, le 09 mai 2019

Ancien directeur de Gruau-Microbus, Alain Zelverte a repris en 2018 la société mayennaise STTM. Une PME industrielle qu’il ambitionne de faire doubler de taille à horizon 2025. Quatre à cinq millions d’euros d’investissement sont d’ores et déjà programmés.

Alain Zelverte, dirigeant de la société mayennaise STTM, à Changé.
Repreneur de STTM en 2018, Alain Zelverte compte déménager dans une nouvelle usine en 2020. En attendant, cette PME de la métallurgie vient d’investir 400 000 € dans un tour à commande numérique et un centre d’usinage. — Photo : Florent Godard - Le Journal des entreprises

Au cours de sa carrière, Alain Zelverte a piloté des usines pour des grands groupes industriels. Mais son nouveau projet concerne une petite entreprise - STTM - discrète PME de la métallurgie, qu’il vient de reprendre près de Laval. L’ambition ? Doubler de taille. Plus précisément porter ses effectifs de 27 à 50 salariés et passer de 2,2 à 5 millions d’euros de chiffre d’affaires entre 2017 et 2025. Sous-traitant pour l’industrie, STTM est une entreprise de mécanique de précision, avec des compétences dans l’usinage, la mécano-soudure, le montage d’ensembles techniques ou encore dans le traitement thermique. Elle fabrique principalement des pièces en aluminium à l’unité ou en petites séries. Ses cartons de livraison contiennent des pièces qui serviront à construire des automobiles, des passerelles pour la navale, des fouets de pétrins industriels…

Une usine neuve de 2 500 m²

Pour grandir, il faudra investir. À l’étroit dans ses ateliers de Changé, près de Laval, STTM affine actuellement les plans d’une nouvelle usine de 2 500 m², contre 1 900 m² pour son site actuel, sur un terrain de 13 000 m². Reste à choisir et acquérir l’emplacement. « Les travaux devraient débuter fin 2019, pour une livraison et un déménagement l’an prochain », annonce Alain Zelverte. Un projet à 2,5 millions d’euros sans compter l’achat de machines. « D’ici 2025, l’investissement total devrait avoisiner 4 à 5 millions », calcule le chef d’entreprise. Grande consommatrice d’énergie, STTM envisage aussi d’intégrer des panneaux solaires sur le toit de sa future usine, ainsi qu’un système de récupération de chaleur pour chauffer ses bureaux. En effet, lors du traitement thermique, ses pièces passent dans un four à 500°C avant d’être plongées dans l’eau. Il s’agirait de récupérer les calories de cette eau réchauffée par l’opération.

L’ex-DG de Gruau Microbus aux manettes

Ancien dirigeant de Grua-Microbus, Alaint Zelverte a repris STTM à Changé en 2018.
Ancien dirigeant de Grua-Microbus, Alaint Zelverte a repris STTM à Changé en 2018. - Photo : Florent Godard - Le Journal des entreprises

Quid du potentiel côté business ? « STTM s’est forgé une réputation auprès d’une clientèle composée à 50 % de grands comptes, livrés en rang 1 généralement, apprécie Alain Zelverte. Jusqu’ici, l’entreprise n’avait pas forcément besoin d’aller chercher de nouveaux clients. Elle communiquait très peu, n’avait pas de site web avant mon arrivée. Il existe donc une marge de progression. » Âgé de 60 ans, Alain Zelverte a fait ses armes dans l’industrie. Ingénieur et docteur en chimie, il a notamment dirigé une usine de batteries employant 300 salariés pour une multinationale américaine. De 2008 à 2016, il lance une fabrication de minibus électriques à Saint-Berthevin, en qualité de directeur général de Gruau Microbus (devenu Bluebus après la prise de contrôle de Bolloré). Il dirige ensuite IPC Laval (ex-CEMCAT), un centre technique aidant les entreprises à développer des produits à base de matériaux composites.

Soutenu par Réseau Entreprendre

Pourquoi reprendre une PME ? « L’envie de piloter une société à taille humaine et d’être libre de mes choix… Tandis que pour prendre une décision dans une multinationale, il faut parfois faire des demandes d’autorisation qui font le tour du monde avant d’être accordées ou pas », indique Alain Zelverte. Dans sa reprise, il est accompagné par Initiative Mayenne et Réseau Entreprendre, qui lui a octroyé un prêt d’honneur de 40 000 euros.

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