Réseaux économiques

Santé du dirigeant : « Préservez-vous ! »

Par S.J., le 03 mai 2013

Santé Statistiquement, diriger une entreprise peut entraîner des risques pour la santé. Explications et remèdes avec le spécialiste du sujet, Olivier Torrès.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Arrivés à l'âge de la retraite, les dirigeants d'entreprise sont davantage concernés que les salariés par les problèmes d'hypertension, de diabète, les affections de type Alzeihmer et Parkinson, les risques cardiovasculaires, etc. Le constat statistique dressé par le RSI (Régime social des indépendants) fait froid dans le dos et touche plus particulièrement les professions du bâtiment, de la restauration, des services (garagistes, coiffeur, etc.). À l'origine de ces pathologies du dirigeant de TPE-PME, le stress, l'incertitude, la solitude et la surcharge de travail. C'est ce qu'est venu rappeler, en mars, devant une assemblée de dirigeants réunie à la Chambre de métiers de Loire-Atlantique, Olivier Torrès, universitaire et fondateur de l'Amarok, observatoire de la santé des travailleurs non-salariés.




« Entreprendre, c'est bon pour la santé

» Pourtant, malgré ce tableau très noir, il existe de nombreuses raisons d'espérer pour ces dirigeants aux 65heures hebdomadaires. « Le fait de maîtriser son destin, d'être endurant, optimiste et efficace, vient largement compenser les mauvais facteurs. Au final, je peux même dire qu'entreprendre, c'est bon pour la santé », indique le spécialiste. Tout l'enjeu pour le dirigeant est de déceler ses failles et de s'en ouvrir car le sujet reste encore trop souvent tabou. « Il ne faut pas rester seul. Les autres ont des solutions pour vous. C'est pour cela que je conseille aux dirigeants de se syndiquer pour partager leurs problèmes avec d'autres qui ont des solutions », note l'universitaire.




La santé, premier capital de la TPE

Car paradoxalement la santé d'un dirigeant de TPE a davantage d'impact sur sa société que celle d'un patron du CAC 40. « Quand Steve Jobs décède ou que le patron de Michelin a un accident mortel, le cours de Bourse de l'action ne bouge pas. Si un patron de TPE se tue en voiture, son entreprise risque en revanche de disparaître », note Olivier Torrès. Et de renchérir, « la santé du dirigeant, c'est le premier capital de l'entreprise. Préservez-vous! » Un bon motif de réflexion pour des dirigeants de PME confrontés à une conjoncture anxiogène.

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