Métallurgie

Le groupe mayennais AIM reprend le breton Otima

Par Cédric Menuet, le 10 septembre 2020

Placée fin août en liquidation judiciaire, l’entreprise de tôlerie fine Otima est reprise à la barre du tribunal de commerce de Rennes par le groupe AIM de Laval. Celui-ci reprend les 173 salariés de la PME basée à Fougères, en Ille-et-Vilaine.

Le groupe AIM compte 4 sites industriels en Mayenne et Côtes-d'Armor
Avec la reprise d'Otima en Bretagne, le groupe mayennais AIM passe la barre des 1 000 salariés. — Photo : Groupe AIM

Avec sa reprise par le groupe de Laval AIM (Alliance industrielle métallurgique), Otima trouve un nouveau souffle. Basée à Fougères, cette PME spécialisée dans la tôlerie industrielle de précision était depuis fin août placée en liquidation judiciaire. Des trois offres de reprise déposées par la société d’investissement Euroman, le financier Alian Industries et AIM, le tribunal de commerce de Rennes a retenu le projet de l’industriel mayennais. Ce groupe, fort de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, conserve ainsi les 173 salariés de l’entreprise bretillienne sous la nouvelle filiale baptisée Otima Industries, rattachée en intégralité à sa holding.

Affichant 27 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, Otima avait été placé en redressement judiciaire en 2019, évoquant alors un « contexte difficile, lié à des marchés volatiles, à un manque de visibilité sur le carnet de commandes et à une trésorerie insuffisante pour pallier ces aléas. » Tout juste sortie de sa période d’observation, la tôlerie subissait au printemps la crise sanitaire du coronavirus. Éprouvant le ralentissement de son activité, Otima recevait alors un appel d’air avec la commande de pièces dédiées à la fabrication de respirateurs artificiels pour Air Liquide. Néanmoins, cela n’a pas suffi à l’entreprise pour sortir la tête de l’eau.

AIM passe le cap des 1 000 salariés

La reprise à la barre du tribunal de commerce permet donc à Otima de poursuivre ses activités sur les marchés de l’énergie, du ferroviaire, de la navale et de la défense. Le groupe AIM, spécialiste de la transformation des métaux, poursuit lui sa stratégie de diversification d’un portefeuille d’activités déjà multisectoriel. Le groupe mayennais compte en effet sur cette acquisition pour « bénéficier d’une expertise accrue dans le domaine de la tôlerie technique et de l’intégration, avec une taille lui permettant dorénavant d’évoluer sereinement sur les marchés locaux, européens et mondiaux pour certains secteurs de son activité », souligne son président Laurent Peloil. Le groupe travaillant dans les domaines des équipements industriels, de l’automobile ou encore du chauffage.

Surtout, l’intégration d’Otima permet à AIM de continuer à prendre de la masse. Familier des croissances externes, le mayennais réalisait fin 2019 sa plus importante acquisition depuis sa création en 1994 en avalant le groupe sarthois EMI (44 M€ de CA, 350 salariés). Une acquisition lui permettant de renforcer ses positions sur le marché automobile. Ainsi, avec ses filiales AIMM et STSM en Mayenne, AIMB et AIMI à Lannion, Metaseval et IVA (Groupe EMI) en Sarthe, TDM en Roumanie et la nouvelle venue Otima, le groupe AIM atteint le cap des 1 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros. Des synergies entre l’ensemble de ces usines devraient se concrétiser lors des prochains mois.

Le groupe AIM compte 4 sites industriels en Mayenne et Côtes-d'Armor
Avec la reprise d'Otima en Bretagne, le groupe mayennais AIM passe la barre des 1 000 salariés. — Photo : Groupe AIM

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