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Après une année 2023 historique, l’enseigne Noz veut rouvrir vingt magasins par an

Par Frédéric Gérard, le 10 janvier 2024

L’enseigne mayennaise de déstockage a vu son chiffre d’affaires progresser de 40 % en 2023 dépassant le demi-milliard d’euros. La liquidation de grandes marques booste les ventes de Noz qui a raflé des stocks très attractifs. Après des fermetures en 2022, le distributeur a repris son rythme de croissance.

Après des fermetures en 2022, l’enseigne mayennaise de déstockage Noz reprend sa marche en avant et compte ouvrir vingt magasins par an.
Après des fermetures en 2022, l’enseigne mayennaise de déstockage Noz reprend sa marche en avant et compte ouvrir vingt magasins par an. — Photo : Frédéric Gérard

Pour l’enseigne Noz 2023 aura été "une année exceptionnelle" avec une progression annoncée du chiffre d’affaires de 40 %, par rapport aux 550 millions d’euros générés par la totalité du groupe, en 2022. Le groupe fondé et dirigé par Rémy Adrion peut ainsi reprendre son rythme de croissance d’avant la crise du Covid, avec un objectif de vingt nouveaux magasins (créations ou réouvertures) par an. La stratégie visée est d’atteindre les 500 magasins dans les dix ans. Pour cela, il faudra parvenir à densifier la présence de l’enseigne dans le Sud-Est.

Des réouvertures après environ 30 fermetures en 2022

Après la fermeture de 24 magasins en septembre 2022, et une trentaine au total la même année, l’enseigne mayennaise en a réouvert six et créé neuf en 2023. Des créations à Trignac (Loire-Atlantique), Pithiviers (Loiret), Hazebrouck (Nord), Gaillac (Tarn) ou encore Mérignac (Gironde).

Et des rideaux qui se sont relevés à Beaupréau (Maine-et-Loire), Flers (Orne), Saran (Loiret), Vitry-le-François (Marne), Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) et Maurepas (Yvelines). Le spécialiste du déstockage comptait ainsi 314 magasins en fin d’année, contre environ 330 dix-huit mois plut tôt.

En 2022, les fermetures coïncidaient avec "une conjoncture compliquée", à la suite du Covid, du début de la guerre en Ukraine et de l’inflation, explique le groupe. "Nous n’arrivions plus à trouver suffisamment de stocks pour approvisionner tous nos magasins." Les magasins "les moins performants" ont donc été fermés pour permettre de répartir des stocks plus restreints entre les autres sites.

Des belles affaires après la faillite de grandes marques

Retour à la normale, en quelques mois, donc, avec notamment quelques belles emplettes pour le stratège des achats par opportunités : la quasi-totalité du stock de vêtements Camaïeu mis en liquidation fin 2022 ; puis en 2023 les stocks de Place du marché, ex-Toupargel, des chaussures San Marina et 70 % des meubles Made.com. Des marques qui ont également disparu pour raisons financières mais dont les noms attirent le chaland, et font les affaires de Noz.

En 2024, l’enseigne mayennaise va donc reprendre son rythme de croissance d’avant Covid. La première création de l’année se fera le 23 janvier à Chemillé-en-Anjou, il s’agit du septième magasin en Maine-et-Loire. Puis en février, un magasin va rouvrir à Château-Gontier, le cinquième en Mayenne, puis celui de Soissons (Aisne). Suivront d’ici fin mars deux créations à Frouard (Meurthe-et-Moselle) et Saint-Etienne. Selon le modèle de Noz, il s’agit de surfaces comprises entre 700 et 1 500 m2.

L’enseigne a par ailleurs profité du ralenti des activités pour renforcer sa puissance commerciale. "On réalise une vingtaine d’embauches par mois", indique la communication du groupe, qui emploie 6 000 personnes dans le monde, de quarante nationalités, dont 4 630 en France. Son siège, à Saint-Berthevin près de Laval, abrite 500 collaborateurs. Noz, qui se présente comme "le premier déstockeur européen", affiche son ambition de devenir un jour le leader mondial de ce secteur très spécialisé de la distribution.

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