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Interview Chantal Gentihomme-Daubré (CRA) : "Nous cherchons des délégués pour faire vivre l’économie de la région"

Par Propos recueillis par Jean-François Michel, le 10 octobre 2023

L’association Cédants-repreneurs d’affaires (CRA) veut grossir ses rangs dans le Grand Est. S’appuyant actuellement sur une quinzaine de délégués, la coordinatrice régionale du CRA, Chantal Gentihomme-Daubré, veut atteindre les 25 délégués.

Chantal Gentilhomme-Daubré est la coordinatrice régionale du CRA dans le Grand Est.
Chantal Gentilhomme-Daubré est la coordinatrice régionale du CRA dans le Grand Est. — Photo : Jean-François Michel

Combien comptez-vous de délégués du CRA, l’association Cédants repreneurs d’affaires dans le Grand Est ?

Nous sommes une quinzaine de délégués dans le Grand Est et il faudrait être au moins 25. Mon objectif est d’arriver à recruter des délégués. Tous les moyens qui nous permettent de rencontrer nos futurs délégués sont bons, sachant qu’il y a tout de même un profil type : quelqu’un qui a envie de donner son temps pour les autres, qui est convaincu qu’il faut continuer à faire vivre l’économie de la région, voire à la développer. Le réseau du CRA s’appuie sur d’anciens dirigeants qui ont cédé ou passé la main. Nous avons tous un savoir-faire dans le domaine de la reprise, nous sommes identiques par notre expérience à ceux qui vont céder. Nous parlons le même langage et tout de suite, nous nous comprenons. Au niveau national, le réseau compte 240 délégués. Dans nos bases de données, nous avons en moyenne 700 affaires à céder pour environ 1 200 repreneurs, sachant qu’un repreneur adhère pour un an.

Vous venez de signer une convention avec la CCI de Meurthe-et-Moselle. Que va vous apporter ce document ?

C’est une facilitation pour nos actions communes. Sur le sujet de la reprise d’entreprises, nos deux organisations sont complémentaires et ce document devrait donner du mouvement autour du sujet, ainsi que lancer la mobilisation des cédants et des repreneurs pour qu’ils entament leurs recherches, en sachant qu’il y a des gens mobilisés pour les aider. Peut-être que cette convention permettra d’aborder la reprise d’entreprises dans une plus grande sérénité.

Les données montrent qu’il y a environ 700 000 entreprises à reprendre en France dans les 10 ans. Une tâche impossible ?

Dans ces 700 000 entreprises, il y a beaucoup d’entreprises unipersonnelles et des commerces de proximité, sur lesquelles le CRA n’a pas vocation à intervenir. Les délégués du CRA interviennent pour des entreprises entre 4 et 80 personnes, avec une moyenne comprise entre 12 et 15 salariés. Nous sommes vraiment sur la PME, et c’est un fonctionnement tout à fait différent d’un grand groupe. Ensuite, un dirigeant ne peut pas cloner son repreneur. Ce n’est pas possible, mais le repreneur doit au moins partager une base de valeur qui correspond à celle du cédant pour que ça fonctionne. Globalement, il faut que les deux personnalités puissent être complémentaires.

La région Grand Est est marquée par un tissu de PME industrielles très important. Ces entreprises sont-elles plus compliquées à reprendre ?

Environ la moitié des entreprises sur lesquelles nous travaillions sont des entreprises du domaine de l’industrie. Et de façon générale, ces entreprises sont plus prisées que les autres. Parmi les repreneurs, nous avons beaucoup d’ingénieurs, ou des profils très techniques, qui vont chercher des outils de production. Souvent, le repreneur va se servir de cette base, c’est-à-dire l’entreprise qu’il reprend, comme d’un marchepied, pour aller encore plus loin et voir plus grand.

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