Nantes

Santé

La Clinique Urologique sauvée par Daniel Augereau et Jean-Luc Harousseau

Par Amandine Dubiez, le 01 août 2019

C’est une issue inespérée qu’a trouvée la Clinique urologique de Nantes. Après un an et demi de redressement judiciaire, un plan de continuation a finalement été approuvé par le tribunal de commerce de Nantes. Il valide l’entrée au capital de Daniel Augereau, par ailleurs PDG du groupe Synergie, et la nomination du professeur Jean-Luc Harousseau à la présidence de la clinique privée, spécialisé dans le traitement du cancer de la prostate.

la Clinique Urologique de Nantes-Atlantis compte 72 salariés dont 5 chirurgiens urologues.
la Clinique Urologique de Nantes-Atlantis compte 72 salariés dont 5 chirurgiens urologues. — Photo : Clinique Urologique

« C’est une issue inespérée à une procédure de redressement judiciaire dont le déroulement a été exceptionnel et chaotique », explique l’administrateur judiciaire. Plus d'un an après le placement en redressement judiciaire, un plan de continuation a finalement été approuvé pour la Clinique urologique de Nantes par le tribunal de commerce de Nantes.

Ce plan s’appuie sur l’arrivée au capital de la clinique de Daniel Augereau, par ailleurs PDG du groupe d'intérim Synergie. Il apporte, via ADE Holding, 1,56 million d’euros au capital. Il devient ainsi actionnaire majoritaire de l'établissement privé et sera accompagné par les quatre chirurgiens urologues et deux anesthésistes qui détiendront chacun moins de 9% du capital.

Ronan Dubois se retire du projet

C’est Jean-Luc Harousseau, président de la Fondation des entreprises du médicament, cofondateur de l’Institut de cancérologie de l’Ouest mais aussi ancien président du conseil régional des Pays de la Loire, qui prendra la présidence de la clinique de 64 salariés, en remplacement de Georges Le Goguic, toujours propriétaire des murs de la clinique.

Ronan Dubois, ex-directeur adjoint du centre René-Gauducheau de l’ICO et ancien directeur général de Confluent qui avait porté le projet initial de reprise, avec le consortium Euromed Associés, s’est retiré du projet, tant sur le plan capitalistique que managérial.

Si le plan de continuation a finalement été approuvé, c’est aussi grâce à l’accord trouvé entre le bailleur, qui n'est autre que le chirurgien et directeur de l'établissement Georges Le Coguic, et la clinique située dans la zone Atlantis de Saint-Herblain, visant à abandonner la dette de 486 000 euros et à fixer un nouveau bail commercial.

En attendant l'avis de l'ARS

Pour que cette reprise soit effective, reste encore à obtenir l’accord de l’Agence régionale de santé pour le renouvellement des autorisations sanitaires. Lors de la dernière audience en avril 2019, c’est justement l’ARS qui avait stoppé net les espoirs de reprise du consortium Euromed Associés (composé de l’Institut cancérologique de l’Ouest, quatre chirurgiens, un ancien directeur de cliniques et une société de capital investissement), pourtant validé par le tribunal de commerce de Nantes.

L’établissement nantais était considéré jusqu’ici comme le leader national dans la chirurgie de la prostate. Il accueille 5 000 patients par an et réalisait, en 2017, 6,5 M€ de CA.

la Clinique Urologique de Nantes-Atlantis compte 72 salariés dont 5 chirurgiens urologues.
la Clinique Urologique de Nantes-Atlantis compte 72 salariés dont 5 chirurgiens urologues. — Photo : Clinique Urologique

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