Rennes

Numérique

Les fortes ambitions de Steeple pour son tableau d'affichage interactif

Par Baptiste Coupin, le 23 janvier 2019

Jean-Baptiste de Bel-Air dirige Steeple. Avec un simple tableau d'affichage interactif installé dans les endroits clés de l’entreprise, la start-up rennaise révolutionne la communication interne. La première année de commercialisation de l’outil offre de belles perspectives de développement à la jeune entreprise, qui prépare un plan de développement national.

Jean-Baptiste de Bel-Air, président-fondateur de Steeple.
Présidée par Jean-Baptiste de Bel-Air, la start-up Steeple entrevoit une forte accélération de son activité en 2019 : elle vise 500 clients à la fin de l’année, veut ouvrir des bureaux à Lyon, Lille et Strasbourg, et prévoit de tripler ses effectifs. — Photo : Baptiste Coupin

La trajectoire de Matthieu Beucher, PDG de Klaxoon et inventeur d’outils collaboratifs pour le monde du travail, donne des idées aux start-uppeurs rennais. À l’instar de Jean-Baptiste de Bel-Air, jeune dirigeant finistérien de 28 ans. Aux côtés de Nicolas Maloeuvre, rencontré sur les bancs de Rennes School of Business, il est à l’origine du lancement de Steeple, un outil digital innovant, véritablement révélé depuis sa traduction en tableau d'affichage interactif.

Jean-Baptiste de Bel-Air nourrit de fortes ambitions autour de son produit, lui dont l’entreprise de 10 salariés vient de passer le cap du million d’euros de chiffre d’affaires en 2018, pour sa première année de commercialisation - le tout en autofinancement. Il prévoit aujourd'hui de multiplier par trois les revenus de Steeple en 2019. Son objectif à court terme : « monter en première division des start-up françaises ».

Un "mur des bonnes nouvelles" numérique

« Au début de l’aventure, lorsque Steeple n’était qu’un site web, on n’intéressait pas grand monde, rigole Jean-Baptiste de Bel-Air. On s’est alors dit : "Et si on mettait notre solution à côté de la machine à café ?" C’est ça notre élément différenciant et le marché nous a suivis. On vient digitaliser le bon vieux tableau d’affichage. »

L'équipe de Steeple posant devant le "Mur des bonnes nouvelles", un panneau image qui vise à favoriser la communication entre employés.
L'équipe de Steeple posant devant le "Mur des bonnes nouvelles", un panneau image qui vise à favoriser la communication entre employés. - Photo : Steeple

Sur son temps de pause, chaque collaborateur peut ainsi prendre le temps de s’informer ou interagir avec sa communauté. En découvrant les dernières informations sur son entreprise, les nouveaux arrivés, les offres du comité d'entreprise du moment, en répondant à un sondage ou en souhaitant l’anniversaire de son collègue…

L’outil de partage d’informations va être piloté le plus souvent par un community manager, mais peut aussi être délégué à la direction générale, les RH ou les services généraux. Qui pourront être aidés par l'équipe de Steeple, jamais très loin pour suggérer du contenu engageant, comme ce "mur des bonnes nouvelles" qui vise à fêter les moments heureux dans l’entreprise.

Vinci, Bouygues et E.Leclerc conquis

« L’outil, c’est le cœur, mais notre vraie mission c’est d’améliorer la vie au travail », rend compte le jeune patron, qui vient d’installer son équipe au Mabilay, lieu symbolique du numérique dans la capitale bretonne. Vinci, Bouygues ou E.Leclerc ont déjà adopté la plateforme, de même que le groupe Avril, qui vient de l’installer sur son nouveau campus, près de Rennes.

Steeple entrevoit une forte accélération de son activité en 2019. De 150 clients aujourd’hui, la start-up rennaise en vise 500 à la fin de l’année. Elle veut ouvrir des bureaux à Lyon, Lille, Strasbourg… et prévoit de tripler ses effectifs en douze mois. Avant de viser l’international... comme un certain Klaxoon !

Jean-Baptiste de Bel-Air, président-fondateur de Steeple.
Présidée par Jean-Baptiste de Bel-Air, la start-up Steeple entrevoit une forte accélération de son activité en 2019 : elle vise 500 clients à la fin de l’année, veut ouvrir des bureaux à Lyon, Lille et Strasbourg, et prévoit de tripler ses effectifs. — Photo : Baptiste Coupin