Rennes

Piloter son entreprise

Point de vue La revanche des autodidactes

Par Baptiste Coupin, le 08 juillet 2019

Olivier Méril, PDG du groupe rennais MV Group, a obtenu un prix national lors des Victoires des autodidactes. Une récompense qui salue son travail et son engagement pour l’humain dans l’entreprise.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

« Ce qui distingue l’autodidacte de celui qui a fait des études, ce n'est pas l'ampleur des connaissances, mais des degrés différents de vitalité et de confiance en soi. » La citation est de Milan Kundera, écrivain tchèque, naturalisé français. De la vitalité et de la confiance en soi, il en a fallu à Olivier Méril, PDG du rennais MV Group, pour bâtir un groupe qui pèse aujourd’hui 31 M€ de CA et emploie 200 salariés, à travers 8 filiales en France. Là où Mediaveille, l’agence de webmarketing qu’il avait rachetée il y a dix ans émargeait à 1 M€ de CA, avec 10 salariés à l’époque.

"Self made-man"

Olivier Méril, titulaire d'un seul bac pro avant de faire ses armes chez Précom (groupe Ouest-France), puis de se lancer dans l’entrepreneuriat, est un autodidacte, un "self-made man" diraient les Anglosaxons. Il a reçu mi-mai, à l'Assemblée nationale, le prix coup de cœur du jury aux Victoires des autodidactes, concours porté par le club France de Harvard Business School et le cabinet Mazars. « Quand on n’est pas bon élève, ça forge un peu au mal, ça permet de penser de façon différente. Ça m’a permis de mettre en place des choses innovantes tel que le recrutement sans CV », commente le dirigeant breton. Il est aussi à l’origine de l’école digitale de la deuxième chance, une formation aux métiers du numérique pour les exclus de l’emploi. Sa vision de l’entreprise, au-delà de la réussite comptable, porte donc sur l’humain. « La croissance ne sert que si elle peut être redistribuée », aime à dire cet esprit bouillonnant, acharné de travail.

« L'échec, on le met derrière »

Avant Olivier Méril, d’autres chefs d’entreprise bretons reconnus avaient été distingués. C’est le cas de Jean-Paul Legendre (groupe Legendre), Mario Piromalli (McDonald’s et Yao!) ou Daniel Jeulin (groupe Jeulin). Le fondateur du groupe Galapagos (600 salariés), Christian Tacquard, a également eu droit aux honneurs en 2007. Son conseil pour réussir sans diplôme ? « On part avec un handicap donc il faut mettre l’échec derrière soi. Il faut être passionné, avoir de l’envie. C’est comme ça que l’on gagne. »

Ce billet a été publié dans Le Journal des Entreprises Ille-et-Vilaine n°384, juillet-août 2019.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.