Lille

Biotech

Genfit vient de boucler sa levée de 80 millions d'euros

Par E.S.-L., le 03 novembre 2016

La biotech lilloise Genfit vient de finaliser la deuxième phase de sa levée de fonds de 80 millions d'euros. Une opération qui lui permet de financer la dernière phase de tests de son candidat médicament destiné à traiter une maladie du foie en plein essor, la Nash.

Une vue de médicaments.
Genfit vient de boucler une levée de 80 millions d'euros. — Photo : Pixabay

La biotech lilloise Genfit, installée dans le parc Eurasanté, a annoncé ce lundi 31 octobre avoir bouclé avec succès la deuxième partie de sa levée de fonds de 80 millions d'euros. Après avoir levé en octobre quelque 34 millions d'euros par placements privés, auprès d'investisseurs institutionnels, Genfit vient de boucler une augmentation de capital de 45 millions d'euros. Une opération qui a été lancée le 10 octobre dernier. « Le taux de souscription d'actions pour cette opération s'est élevé à 350 %, ce qui montre l'intérêt pour nos recherches », commente Jean-Christophe Marcoux, VP Corporate affairs chez Genfit.

Financer la phase III d'Elafibranor

Ces quelque 80 millions d'euros vont permettre à la biotech lilloise de financer la phase III des tests sur Elafibranor, une molécule destinée au traitement de la Nash, une maladie de foie en lien avec le diabète et l'obésité, qui est en plein développement. « C'est la maladie des pauvres des pays riches et des riches des pays pauvres », indique Jean-Christophe Marcoux. Liée à une alimentation trop riche en gras, la Nash touche actuellement 50 millions de personnes, soit 12,2 % de la population adulte dans le monde. « Le marché du traitement contre la Nash est en général estimé par les analystes entre 20 et 40 milliards d'euros », précise-t-il encore. La commercialisation du traitement devrait intervenir fin 2019, début 2020. Une seule autre société dans le monde, américaine, travaille sur un traitement contre la Nash, lui aussi en phase III de tests. « Nos autres concurrents sont en phase I ou II ou même en études précliniques. Mais nous sommes confiants car nous avons relu les résultats des tests de phase II avec les critères de la phase III et les résultats obtenus sont significatifs. Notre molécule présente par ailleurs une bonne tolérabilité », souligne Jean-Christophe Marcoux.

Genfit compte actuellement 120 salariés et poursuit son recrutement, dans une phase qualifiée de "transformation" par Jean-Christophe Marcoux : « Nous prenons de l'ampleur et nous renforçons nos équipes en conséquence ». La biotech affichait en 2015 un chiffre d'affaires de 526 767 euros, pour une perte de - 15 millions d'euros. Genfit commencera à générer ses premiers revenus avec la commercialisation d'Elafibranor. « Nous avons une trésorerie assez bonne pour poursuivre nos recherches ces deux prochaines années », précise Jean-Christophe Marcoux.

Une vue de médicaments.
Genfit vient de boucler une levée de 80 millions d'euros. — Photo : Pixabay

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