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Pays de la Loire : Les dossiers que Bruno Retailleau veut renégocier avec l'Etat

Par la rédaction, le 21 décembre 2015

Sitôt arrivé à la tête du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau demande une renégociation du montant des financements apportés par l’État et nouvelle gouvernance pour le port de Nantes Saint-Nazaire
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Tout juste élu à la présidence du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau remet en cause le contrat de plan État Région. En février dernier, la collectivité alors conduite par Jacques Auxiette et l’État avaient arrêté leurs niveaux d’investissement respectifs dans les Pays de la Loire pour financer les projets d’intérêt national entre2015 et 2020. À l’époque, après d’âpres négociations, la Région obtient un engagement contractuel de 413millions d’euros de la part de l’État. 

Pourquoi remettre en cause le contrat de plan ?
Ce montant ne satisfait pas du tout Bruno Retailleau, pour qui « la région a été maltraitée ». Chiffre à l’appui. Dans les Pays de la Loire, le montant de l’engagement de l’État « se monte à 113 euros par habitant alors que la moyenne nationale est de 171 euros », assure le président du conseil régional. Et nos voisins sont encore mieux lotis. Comptez 283 euros dans le Poitou-Charentes et 161euros en Bretagne, auxquels s’ajoutent les montants du Pacte d’avenir pour la Bretagne signé après la grogne des bonnets rouges.

La liaison Nantes Angers en cause
Bruno Retailleau ne chiffre pas pour le moment le montant de la rallonge qu’il va demander à l’État. Le Vendéen indique seulement vouloir se rapprocher de la moyenne nationale. « Au moins, sur un certain nombre de sujets, il faut qu’il y ait un effort de l’État », indique-t-il. Les sujets concernent l’enseignement et la recherche et les infrastructures. Le président de Région entend ainsi améliorer la liaison ferroviaire entre Nantes et Angers, notamment dans le but de rapprocher ces deux villes de l’Ouest de Paris. À terme, Bruno Retailleau se dit favorable à la création d’une troisième voie de chemin de fer entre Nantes et Angers. En attendant, il plaide pour la mise en place d’un nouveau système numérique de gestion ferroviaire, susceptible de mettre fin aux problèmes de ponctualité et d’allongement du temps de trajet. Le Vendéen entend aussi accélérer sur le dossier du franchissement de la Loire et sur la question de l’alternative à l’autoroute A831 qui devait relier la Vendée à la Charente-Maritime. 

La Région actionnaire du quatrième port français ?
S’il n’est pas inscrit dans le cadre du contrat de plan, le deuxième dossier qu’entend négocier Bruno Retailleau avec les services de l’État relève aussi des infrastructures. Il s’agit du port de Nantes Saint-Nazaire. Le quatrième port de France n’est pas au mieux de sa forme. Ses volumes se sont écroulés de 22 % entre2008 et2014. À la clé, moins de chiffre d’affaires et des pertes, de 5millions d’euros en 2014. Le déclin du port est lié à la chute des activités fossiles, qui assurent les deux tiers de l’activité.
Pour Bruno Retailleau, « il faut une nouvelle stratégie », créer « un modèle beaucoup plus actif de port industriel » et instaurer une nouvelle gouvernance. Dans ce port d’État, le conseil régional n’a aujourd’hui qu’«un strapontin », estime Bruno Retailleau, qui prône une « gouvernance plus ouverte ». Pour lui, le conseil régional pourrait devenir actionnaire du port. « Je pense que l’État n’a plus les moyens d’avoir une vraie vision du port. En tout cas, seul ». 

Coordination régionale des services de l’emploi
Enfin dernier sujet de négociation entre l’État et le conseil régional : la coordination de la politique de l’emploi par la collectivité. Jacques Auxiette avait obtenu en novembre du premier ministre le pilotage des services de l’emploi. Une expérimentation rendue possible par la loi Notre. Bruno Retailleau souhaite que la promesse de Manuel Valls ne soit pas remise en cause par le changement de majorité dans les Pays de la Loire.

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