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Banque Populaire Méditerranée : un premier exercice mi-figue mi-raisin

Par Gaëlle Cloarec, le 26 avril 2017

Née en novembre 2016, la toute nouvelle Banque Populaire Méditerranée n'échappe pas aux tendances qui ont impacté le secteur bancaire dans son ensemble, même si elle entend bien prendre sa revanche une fois la fusion qui lui a donné naissance totalement achevée.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

C’est le premier résultat de l’ère post-fusion, celle qui a vu s’unir en novembre 2016 les Banque Populaire Côte d’Azur, Banque Populaire Provençale et Corse et Banque Chaix sous l’entité Banque Populaire Méditerranée (BPMed). Un résultat qui n’échappe pas aux tendances qui impactent le secteur bancaire dans son ensemble, entre renégociations de crédits et taux d’intérêt toujours aussi bas. D’où le recul de 4,4% du PNB de la nouvelle banque en 2016, celui-ci s’établissant à 361 millions d'euros contre 378 millions d'euros en 2015. Toutefois, « les commissions ont progressé de 1,5%, souligne Christophe Bosson, son directeur général, ce qui marque une vraie dynamique de développement malgré les difficultés » liées tant au contexte qu’au rapprochement opéré dont le coût - 35 millions d'euros - sera absorbé sur deux exercices et qui touchera à son terme en juin avec la fusion informatique.

Construction accélérée d'une culture d'entreprise

Car mener à bien une telle démarche, ce n’est pas du gâteau. « Cela demande une forte mobilisation d’effectif pour réfléchir la future banque, déterminer ses ambitions et construire une nouvelle culture d’entreprise » dans un délais court - 18 mois - « afin de faire face aux défis sans attendre que la colle sèche ». Et le premier d’entre eux tient, évidemment, à la digitalisation du secteur. Face à l’émergence des banques low-cost, BPMed a fait le choix « de défendre le modèle de réseau de proximité », tout en l’adaptant aux évolutions comportementales de ses clients : développement des services numériques, formation de ses conseillers au multicanal, optimisation et réorganisation des agences avec, entre autres, dans chacune d’elle un espace dédié aux automates. En 2016, 60 ont été repensées sur ce modèle.

Nouvelles perspectives

Si l’exercice 2017 est présenté comme « un exercice de transition », la banque table tout de même sur une progression de 2 à 4% de son PNB. « Avec la fusion, nous changeons de dimension et disposons d’une capacité de financement plus forte nous permettant de mieux nous positionner sur le marché des PME et grandes entreprises et de poursuivre notre développement sur le secteur immobilier qui a représenté plus de la moitié des 2,3 milliards de crédits accordés en 2016 », détaille Christophe Bosson. L’autre levier de croissance identifié est celui de la gestion patrimoniale. Des créations de postes sont programmées sur 2017 et 2018, date à laquelle BPMed sera véritablement « en ordre de marche ».

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