Bretagne

Agroalimentaire

L’Espagne est leader des exportations vers la Chine

Par Julien Uguet, le 17 octobre 2019

L’Espagne est devenu le premier exportateur de cochon vers la Chine. Le pays devance l’Allemagne, le Canada et les USA. La France n’arrive qu’au huitième rang mondial.

Avec plus de 247 000 tonnes de porcs exportés vers la Chine, sur les six premiers mois de l’année 2019, l’Espagne est le premier bénéficiaire de la crise chinoise. La France, de son côté, ne pointe qu’au 8e rang mondial malgré une hausse de ses exportations de 32,5 % (70 800 tonnes).
Avec plus de 247 000 tonnes de porcs exportés vers la Chine, sur les six premiers mois de l’année 2019, l’Espagne est le premier bénéficiaire de la crise chinoise. La France, de son côté, ne pointe qu’au 8e rang mondial malgré une hausse de ses exportations de 32,5 % (70 800 tonnes). — Photo : @lejournaldesentreprises

Avec plus de 247 000 tonnes de porcs exportés vers la Chine, sur les six premiers mois de l’année 2019 (+ 54 % sur un an), l’Espagne est le premier bénéficiaire de la crise sanitaire chinoise. Le cochon ibérique s’est même offert le luxe de dépasser le géant allemand (243 000 t). La France, de son côté, ne pointe qu’au 8e rang mondial malgré une hausse de ses exportations de 32,5 % (70 800 t). « La particularité du marché français est qu’il est proche de l’équilibre entre sa production et sa consommation, précise Jan-Peter Van Ferneij, ingénieur d’études, spécialisé dans l’économique des filières au sein de l’Ifip-Institut du porc à Paris. Nous devons importer des pièces nobles comme le jambon pour satisfaire la demande intérieure. Cela implique que nos disponibilités pour exporter sont plus faibles. »

Un ordre mondial chamboulé

Au niveau mondial, la guerre commerciale entre les USA et la Chine accélère le bouleversement de l’échiquier porcin. « Les exportations américaines et canadiennes vers Pékin reculent depuis juin, confirme Jan-Peter Van Ferneij. Sur le porc, le niveau des taxes est passé de 10 % à 62 %, ce qui nuit clairement à la compétitivité de ces deux exportateurs majeurs vers la Chine. Cette situation est de nature à renforcer les positions des opérateurs européens. »
Sans surprise, l’Espagne et l’Allemagne en seront les premiers bénéficiaires. « Une grande partie du modèle économique de ces deux pays est construite autour du grand export. On ne peut pas dire que les opérateurs français sont en retard. Leur place actuelle est le fruit d’une histoire qui a consisté à privilégier le marché national et proche européen. »

Avec plus de 247 000 tonnes de porcs exportés vers la Chine, sur les six premiers mois de l’année 2019, l’Espagne est le premier bénéficiaire de la crise chinoise. La France, de son côté, ne pointe qu’au 8e rang mondial malgré une hausse de ses exportations de 32,5 % (70 800 tonnes).
Avec plus de 247 000 tonnes de porcs exportés vers la Chine, sur les six premiers mois de l’année 2019, l’Espagne est le premier bénéficiaire de la crise chinoise. La France, de son côté, ne pointe qu’au 8e rang mondial malgré une hausse de ses exportations de 32,5 % (70 800 tonnes). — Photo : @lejournaldesentreprises

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