Bâtiment

Implantation

BZH Qualité veut devenir la référence du traitement de la mérule en Bretagne

Par Matthieu Leman, le 07 février 2024

BZH Qualité déploie son enseigne dans le Morbihan, à Lorient, après ses implantations à Quimper et Lannion. L’enseigne veut devenir le référent du traitement de la mérule, ce champignon destructeur du bois, pour lequel elle a produit un guide et organise des conférences. BZH Qualité propose aussi une activité d’isolation complémentaire, qui s’élève désormais à la moitié de son chiffre d’affaires.

Jérôme Boyer (à gauche), Arnaud Coudray (au centre) et Christopher Kenny sont à la tête de BZH Qualité.
Jérôme Boyer (à gauche), Arnaud Coudray (au centre) et Christopher Kenny sont à la tête de BZH Qualité. — Photo : Matthieu Leman

BZH Qualité va connaître en février sa troisième implantation. Après Quimper (10 salariés, 1,5 M€ de CA) en 2017 et Lannion (8 collaborateurs, 600 000 € de CA) en 2022, le spécialiste du traitement de la mérule, des charpentes et de l’isolation va ouvrir en février à Lorient.

À sa tête, Jérôme Boyer, le premier salarié de BZH Qualité à sa création dans le Finistère. "Nous l’avons fait entrer au capital pour ouvrir l’implantation morbihannaise", explique Arnaud Coudray, créateur de l’enseigne, qui a été rejoint en 2022 par Christopher Kenny pour l’ouverture lannionnaise. BZH Qualité regroupe trois entreprises indépendantes mais au capital similaire : 40 % pour Arnaud Coudray et 30 % chacun pour Jérôme Boyer et Christopher Kenny. "Nous mutualisons nos achats, nos tarifs et nous partageons le même site internet, le même process, le même tableau de bord et cabinet comptable", précise Christopher Kenny.

Diagnostic non destructif

L’ambition de BZH Qualité est de devenir le référent breton du traitement de la mérule, ce champignon qui s’attaque au bois. Pour cela, les dirigeants innovent. "Nous voulons faire évoluer le métier. Depuis 2020, nous avons un chien dressé pour détecter la mérule avant qu’elle ne sorte des cloisons", raconte Arnaud Coudray. Cette technique de diagnostic non destructif est notamment utilisée par les clients marchands de biens de l’entreprise. "Ils ne signent pas de gros dossiers ou d’immeubles sans faire passer le chien", note Christopher Kenny. Les professionnels ne représentent cependant pas la plus grande partie de la clientèle de l’enseigne, qui est constituée à 85 % de particuliers.

Outre ce chien renifleur, BZH Qualité a encore accru sa position de référent en matière de traitement de la mérule en organisant des conférences sur le sujet. La première a eu lieu en 2023 à Saint-Malo, une seconde en janvier dernier à Lannion, une troisième est prévue en mars à Quimper. Lors de ces événements, qui regroupent plusieurs dizaines de professionnels du bâtiment et de l’immobilier, l’enseigne vend également son "petit guide pratique pour tout savoir sur la mérule", paru cet été. "Il nous a demandé un temps de dingue. Il nous a fallu faire beaucoup de recherches pour regrouper les études, thèses et réglementations sur le sujet", sourit Arnaud Coudray. Le petit ouvrage est également disponible sur le site internet de BZH Qualité, qui génère une soixantaine de demandes d’intervention par mois, soit environ 40 % de l’activité des entreprises.

Isolation en fibre végétale

Outre leur spécialisation dans le traitement de la mérule et des insectes xylophages qui attaquent le bois, l’enseigne a développé des compétences en isolation intérieure et extérieure. "Dès le début de BZH Qualité, nous avons voulu associer aux traitements la reconstruction des cloisons et d’une isolation saine, se souvient Arnaud Coudray. Ça nous distingue de la plupart de nos concurrents, qui sont nombreux dans les départements du 29 et du 56 mais moins dans le 22." L’entreprise utilise pour cela très majoritairement des matières en fibre végétale. La partie isolation représente désormais 50 % de l’activité de BZH Qualité.

Son objectif est de générer un chiffre d’affaires total de 3 millions d’euros dans les trois ans. "Et pourquoi pas d’ouvrir une autre agence à cheval sur les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine. Mais il nous faudra trouver la bonne personne", conclut le dirigeant.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition