Côtes-d'Armor

Énergie

Actemium Armor investit dans la formation pour mieux recruter

Par Matthieu Leman, le 17 février 2022

Installé à Quévert, Actemium Armor poursuit son développement et a intégré de nombreux collaborateurs en 2021. Le carnet de commandes bien rempli, le spécialiste de l’automatisme et des installations électriques dans les process industriels continue de recruter et d’investir dans la formation.

Jérôme Hugelmann dirige Actemium Armor, spécialisé dans l’automatisme et les installations électriques dans les process industriels.
Jérôme Hugelmann dirige Actemium Armor, spécialisé dans l’automatisme et les installations électriques dans les process industriels. — Photo : Matthieu Leman

Actemium Armor (5,3 M€ de CA en 2021, 40 salariés) va aménager trois nouveaux bureaux dans les espaces vides de ses locaux de Quévert, rénovés il y a deux ans. Un effort financier de 30 000 euros rendu nécessaire par l’accélération du développement du spécialiste de l’électricité industrielle et de l’automatisme dirigé par Jérôme Hugelmann.

La progression de l’activité, en hausse de 12 %, a entraîné l’année dernière huit recrutements en CDI (six arrivées nettes en comptant les départs), ainsi que l’arrivée de cinq stagiaires, trois contrats d’apprentissage et un contrat de professionnalisation. "Cette année, nous avons besoin de trois électrotechniciens niveau BTS et de renforts au bureau d’études, niveau BTS plus licence pro, voire ingénieur", souligne le chef d’entreprise.

Système de parrainage

Ces effectifs nouveaux demandent un effort de formation important, dont le coût dépasse les 6 % de la masse salariale. Les apprentissages ont notamment porté sur la sécurité et les outils de gestion interne. Un système de parrainage a été mis en place pour les accueillir. "Il fallait arriver à ce que les gens se connaissent et apprennent à vivre ensemble malgré le Covid."

Parmi les nouveaux entrants, figuraient deux nouveaux chargés d’affaires, portant leur nombre à six. Ce renforcement de l’équipe commerciale a visé notamment un développement de l’activité dans le secteur de l’agroalimentaire, qui représente déjà 40 % du chiffre d’affaires, en forte progression, au côté de l’activité historique dans le secteur de l’eau (transport et distribution ; pompage vannage). "Si dans notre activité dans l’hydraulique, nous couvrons tout le Grand Ouest, de la Normandie aux Pays de la Loire, dans l’agroalimentaire et les industries locales, nous ne sommes présents que dans les Côtes-d’Armor et dans le nord d’Ille-et-Vilaine. Notre objectif est de développer l’activité à l’ouest du département", confie le Costarmoricain. Même si l’entreprise accompagne parfois certains de ses clients dans leurs implantations plus lointaines, comme dernièrement en Belgique. Dans le domaine de l’eau, outre le renforcement des positions de la société et le développement dans les Pays de la Loire, l’objectif est de ne plus travailler uniquement avec des constructeurs mais aussi avec les collectivités ou les exploitants délégataires de service public.

Un maillage technique

L’objectif en 2022 est d’atteindre les six millions d’euros de chiffre d’affaires. "Une bonne partie est déjà réalisée au vu du carnet de commandes", se félicite Jérôme Hugelmann. À l’horizon des quatre ans, la barre est fixée à huit millions d’euros. La filiale de Vinci Énergies compte quatre autres implantations en Bretagne (Actemium Brest, Concarneau, Lorient et Rennes). Chacune fonctionne avec une autonomie importante et les cinq PME proposent un maillage technique complémentaire et procèdent à des renforcements d’effectifs mutuels en cas de besoin (sur les chantiers stratégiques, par exemple).

Actemium Armor dispose, outre son siège à Quévert, d’un centre de travaux près de Guingamp d’une surface de près de 250 m². L'entreprise conçoit et assure la mise en œuvre de ses installations électriques haute tension, basse tension destinés aux process industriels mais ne les fabrique pas, faisant appel à un réseau de sous-traitants, pour la plupart bretons. Elle a pour objectif de réduire de 20 % son bilan carbone dans les trois ans.

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