Le 6 mars, EDF a transmis à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une mise à jour de sa déclaration d’événement significatif pour la sûreté relatif à la présence de fissures par "corrosion sous contrainte" sur plusieurs de ses réacteurs. Une mise à jour qui concerne notamment la centrale de Penly (Seine-Maritime), avec la détection d’une fissure située à proximité d’une soudure du système d’injection de sécurité du réacteur 1 de la centrale (un des réacteurs à l’arrêt dans le cadre du programme de contrôle de corrosion sous contrainte). Si l’ASN précise qu’il n’y a pas eu de conséquence sur le personnel ni sur l’environnement, elle estime que cet "événement" affecte la fonction de sûreté liée au refroidissement du réacteur. En raison de ses conséquences potentielles et de l’augmentation de probabilité d’une rupture, l’ASN classe la fissure du réacteur de Penly au niveau 2 de l’échelle INES (incident). L’ASN a demandé à EDF de réviser sa stratégie pour tenir compte de ces nouvelles informations.