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La rentabilité des IAA bretonnes s’est dégradée en 2024
Bretagne # Agroalimentaire # Conjoncture

La rentabilité des IAA bretonnes s’est dégradée en 2024

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Rémi Cristoforetti, président de l'ABEA — Photo : ABEA

La situation économique des industries agricoles et alimentaires bretonnes (IAA) est plus dégradée que celle de la moyenne des IAA en France. C’est le constat que dresse l’ABEA (Association Bretonnes des Entreprises Agroalimentaires), le réseau de l’agro breton, dans sa note de tendances datée de janvier 2025. L'association présidée par Rémi Cristoforetti (Le Gouessant) pointe "une dégradation de leur rentabilité, une baisse de la valeur ajoutée (4 points de retard pour IAA Bretagne vs France) et une érosion de leur taux de marge brute d’exploitation (3,9 % Bretagne vs 5,2 % France)". "Il est donc nécessaire de retrouver de la compétitivité et de créer de la valeur dans les filières agricoles et agroalimentaires pour supporter les coûts des transitions. Un des cartes à jouer se trouve au niveau de l’export", prévient l’organisation qui représente 250 entreprises et 55 000 salariés. Pour l’année 2025, l’ABEA évoque des perspectives "incertaines", dans l’attente de l’adoption du projet de loi de finances. L’association anticipe de nouvelles taxes qui "viendraient accentuer davantage la fragilité des entreprises", à commencer par l’application d’une taxe sucre. Du côté de la consommation, la déconsommation s’est maintenue sur 2024 malgré une baisse des prix enclenchée en rayon depuis mai 2024 (8 mois consécutifs de baisse des prix). Les négociations commerciales sont en cours avec la distribution jusqu’au 1er mars.

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