Avant la crise, les délais de paiement ne s'amélioraient quasiment plus, mais coûtaient toujours cher aux PME et ETI
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Avant la crise, les délais de paiement ne s'amélioraient quasiment plus, mais coûtaient toujours cher aux PME et ETI

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La loi ne fait plus effet. Dix ans après leur encadrement, les délais de paiement ne varient quasiment plus, déplore l'Observatoire public qui les surveille. En 2018, ils s'élevaient à 51 jours côté fournisseurs (stables depuis près de 4 ans) et 44 jours côté clients (chiffre figé depuis 6 ans), pour un solde commercial évalué à 11,5 jours (+0,3 jour en un an). Les entreprises victimes de retards restent, elles, toujours aussi nombreuses (environ un tiers). Seule bonne nouvelle : en 2019, l'Etat a payé plus vite, en 19,4 jours (soit plus de 2 jours gagnés)... contrairement aux acteurs publics locaux (+0,6 jour). Pourtant, ces mauvaises pratiques coûtent toujours aussi chères : en leur absence, les PME récupéreraient 19 milliards d'euros de trésorerie, les ETI 7 milliards. Ce bilan n'intègre pas l'impact de la crise du coronavirus, mais l'Observatoire ne cache pas son inquiétude. Il appelle les entreprises à "maîtriser" leurs délais et "les administrations, en particulier locales", à se montrer "irréprochables".

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