Isère

Environnement

Tera Environnement se métamorphose

Par Pierre Tiessen, le 29 janvier 2020

Opération de croissance externe, entrée en Bourse, exposition médiatique... La PME iséroise, spécialisée dans la mesure de la qualité de l'air, sort d'une année 2019 hors norme. 

Tera Environnement figure parmi les très rares laboratoires à avoir été sélectionné pour mesurer la qualité de l’air ambiant suite à l’incendie cet automne de l’usine Lubrizol, à Rouen.
Tera Environnement figure parmi les très rares laboratoires à avoir été sélectionné pour mesurer la qualité de l’air ambiant suite à l’incendie cet automne de l’usine Lubrizol, à Rouen. — Photo : Tera Environnement

Il est (parfois) des périodes décisives dans la vie d’une PME. Pour Tera Environnement, l’année 2019 aura été incontestablement celle de l’accélération. En seulement quelques mois, ce laboratoire créé au début des années 2000 aura en effet franchi le cap crucial d’une entrée en Bourse tout en réussissant à doubler son périmètre avec le rachat (en cours d’achèvement) du nantais Toxilabo, spécialisé lui aussi dans l’analyse et la mesure de la qualité de l’air en temps réel. Tera Environnement figure enfin parmi les très rares laboratoires à avoir été sélectionné suite à l’incendie cet automne de l’usine Lubrizol, à Rouen.

« On s’organise, on se structure, on a une vraie vision »

Autant d’étapes majeures qui ont permis à cette PME iséroise de gagner en visibilité mais aussi de démontrer son expertise et de consolider ses positions. « On s’organise, on se structure, on a une vraie vision sur ce que l’on veut réaliser », résume posément son CEO (et fondateur) Pascal Kaluzny. Comme si tout cela, finalement, allait de soi. N’empêche : rares sont les PME tricolores à avoir accompli une telle métamorphose sur l’année écoulée. Tera Environnement pèse désormais avec Toxilabo plus de 7 millions d’euros de CA (contre 4,2 millions sur l’exercice 2018) pour 70 salariés au global. Et dispose d’une réserve de 6 millions d’euros, fruit de son entrée réussie sur Euronext Growth l’été dernier.

Expansion internationale

Surtout, elle fourmille de projets. Outre une montée en charge prévue pour 2020 sur le segment de l’analyse physiologique – spécialité reconnue de Toxilabo – la PME cherche à étendre sa zone de couverture, en dehors du marché hexagonal. Pascal Kaluzny lorgne ainsi sur l’Asie et l’Amérique du Nord où Tera Environnement pourrait ouvrir des antennes commerciales dès cette année. « La Chine et le Canada sont nos deux pays cible », explique le dirigeant. Avec l’appui du pôle de compétitivité régional Axelera (chimie et environnement), il a ainsi pu prospecter ces territoires qui ont, reconnaît-il, « d’énormes besoins en matière de mesures de la qualité de l’air ».

Développement digital

Autre levier de croissance attendu : la production de capteurs pour le compte d’industriels (la PME a ainsi codéveloppé avec Valéo un capteur haut de gamme à destination de l’industrie automobile). « Nous avons mis en place des procédés permettant de structurer notre process de production », se félicite Pascal Kaluzny qui revendique 10 000 capteurs connectés produits en 2019. Tera Environnement pourrait développer (et possiblement produire sur place) d’autres modèles de capteurs pour le marché chinois notamment.

L’entreprise s’est, par ailleurs, ouverte au digital en développant une application de modélisation et de valorisation des données relatives à la qualité de l’air, qui permet d’optimiser la gestion des flux d’air dans les bâtiments, par exemple. La PME iséroise a-t-elle suffisamment anticipé ce développement tous azimuts ? « Nous maîtrisons notre croissance », répond sans hésitation son DG. « La facilité d’intégration des équipes de Toxilabo à notre écosystème le prouve. Nous sommes sur les bons rails ».

Tera Environnement figure parmi les très rares laboratoires à avoir été sélectionné pour mesurer la qualité de l’air ambiant suite à l’incendie cet automne de l’usine Lubrizol, à Rouen.
Tera Environnement figure parmi les très rares laboratoires à avoir été sélectionné pour mesurer la qualité de l’air ambiant suite à l’incendie cet automne de l’usine Lubrizol, à Rouen. — Photo : Tera Environnement

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