Auvergne Rhône-Alpes

Banque

La Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes résiste à la crise

Par Audrey Henrion, le 17 mars 2021

Malgré une année 2020 qui présentait de sombres perspectives, les performances de la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes traduisent sa résistance à la crise.

Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes.
Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes. — Photo : Pierre Soisson

"2020 s’est très bien terminée, surtout à la lumière des sombres prévisions esquissées au printemps…". Daniel Karyotis, directeur général de Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes (groupe BPCE) se montre on ne peut plus dithyrambique à la présentation des résultats financiers annuels, "solides et de bonne facture". Le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) s’affiche "seulement" en légère baisse de -1,3 % à 680 millions d'euros. Le résultat brut d’exploitation est, lui, à l’équilibre à 220 millions d'euros (+ à 0,3 % ), grâce notamment à l’amélioration des frais généraux, en baisse de 2,1 %.

La crise économique et sanitaire liée au Covid-19 se lit néanmoins dans le coût du risque, en hausse de 78 % à 82,4 millions d'euros. Mais pour l’heure, la banque note "très peu de défaillances chez nos clients entrepreneurs, dont la trésorerie semble bien tenue". En conséquence, Banque Populaire AURA relève peu de matérialisation du coût du risque "à ce stade".

2,5 milliards de prêts garantis par l’État

2020 a surtout été marquée par une très forte croissance de production de crédits à 9,2 milliards d'euros (+42,2 %), dont 2,5 milliards d'euros de prêts garantis par l'État (PGE) distribués à plus de 20 000 entreprises. Soit 23 % des PGE consentis par les établissements bancaires en Auvergne Rhône-Alpes. Selon la Banque Populaire régionale, 80 % des entreprises ont demandé un amortissement du PGE sur cinq ans, dont 50 % ont pris une franchise d’un an.

Près de 90 % des PGE sont souscrits par des TPE, avec un montant moyen de 120 à 130 000 euros, note la banque. "Notre taux d’acceptation des PGE dépasse 99 % avec, souvent, un accord donné dans la journée et le versement sur le compte le jour même", souligne Daniel Karyotis, qui insiste sur "la flexibilité et la capacité de résistance incroyable des entreprises." Enthousiasme aussitôt tempéré : "il reste beaucoup d’interrogations dans les secteurs de l’hôtellerie, de la montagne, du tourisme et de la restauration", glisse le dirigeant.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition