Zone franche urbaine : Vers la fin des privilèges

Zone franche urbaine : Vers la fin des privilèges

La loi prévoyait d'atténuer les exonérations fiscalesau 31décembre 2011.Un décret de mars2009,rétroactif, revientsur certains allégements.

«Les services fiscaux me réclament 80.000€.» «Je vais devoir débourser 130.000€ en charges non prévues à mon business plan et qui mettent en péril la trésorerie de mon entreprise.» Les chefs d'entreprise étaient seulement une vingtaine le 5février à Lyon pour débattre de leur avenir dans les zones franches urbaines. Pourtant, les présents affichaient ouvertement leur mécontentement et leurs inquiétudes quant à l'avenir de leur entreprise. Que se passera-t-il après 2011, quand les entreprises ayant choisi de s'installer dans une zone franche urbaine perdront peu à peu les exonérations fiscales? C'est ce à quoi essaie de répondre la FNAE-ZUS, fédération nationale représentant les entreprises des zones franches urbaines. Cette action de lobbying vise à alerter le gouvernement sur un décret de mars2009 qui revient, bien avant la date fatidique du 31décembre 2011, sur les facilités accordées aux entrepreneurs. «Je suis pessimiste, témoigne Patrick Charconnet, dirigeant de l'agence de communication Charco.net, installée sur la ZFU de Vénissieux. J'ai gelé les embauches pour le moment, car ni mon expert-comptable, ni l'Urssaf ne peuvent me répondre sur ces exonérations fiscales. Je suis heureux à Vénissieux et je souhaite y conserver mon activité, mais je suis inquiet, notamment pour mes biens immobiliers, qui perdraient 30 à 40% de leur valeur si les avantages de la ZFU étaient revus à la baisse.» Les zones devenant nettement moins attractives, pour les créateurs notamment. Les entrepreneurs des 3.310 entreprises recensées au 1erjanvier 2010 sur Vaulx-en-Velin, Rillieux-la-Pape, Vénissieux et Lyon-La Duchère totalisent près de 8.000 emplois dont 30% issus des quartiers, un des objectifs sociaux du dispositif.




- www.fnae-zus.org