Le voilà de retour sur le devant de la scène ! Six ans après avoir revendu Ossabois au groupe Bouygues, le pionnier français des maisons à ossature bois s'apprête à se lancer dans un nouveau projet d'envergure baptisé Woodstack. Porté pour l'heure par sa petite société Patch, installée à Bron, Woodstack entend révolutionner l'immobilier. « C'est un métier qui n'a pas encore fait sa transition numérique et qui a vu ses prix exploser depuis 15 ans. Pourquoi est-ce si cher ? Parce qu'il y a trop d'intermédiaires et que dans l'immobilier, on ne peut pas s'empêcher de faire du sur-mesure, qui au final n'en est pas vraiment », argumente Pascal Chazal.
Du standard sur-mesure
Pour baisser le coût global de construction et « apporter une amélioration du rapport qualité prix des logements de l'ordre de 10 à 15 % », Pascal Chazal entend miser sur la standardisation des maisons et une construction industrialisée. « Parce que nos maisons en bois seront standardisées et préfabriquées en usine, elles seront bien plus sur-mesure qu'une maison traditionnelle. Il y aura 80 % de standard et 20 % que les clients pourront customiser », explique le dirigeant. Le marché des primo-accédants est la cible que Woodstack devrait privilégier au démarrage. « L'objectif va être de leur proposer pour un budget de 150.000 et 200.000 ? non pas une maison mais un nouveau style de vie. On voit se développer de plus en plus l'économie du partage avec le covoiturage, le coworking, etc. L'idée de Woodstack est de proposer un nouveau modèle de promotion immobilière basé sur la participation des futurs habitants via cette économie du "Co" et de recréer l'esprit village », détaille Pascal Chazal.
Place à la culture du "Co"
Dotés de 25 à 50 logements types T3 et T4, ces futurs villages Woodstack donneront une large place au cadre de vie. Exit les garages et les voiries bétonnées, « l'idée est de parker les voitures à l'entrée du village pour avoir des voiries douces et un cadre de vie préservé », explique Pascal Chazal. Dans l'optique de partage, « on va créer des espaces communs de convivialité. Ce sont les familles qui discuteront et choisiront ensemble en amont du projet », détaille le dirigeant. Tout cela sera accompagné par des services inspirés de la culture "Co". « On peut passer un accord avec un loueur pour mettre deux voitures électriques en autopartage si certaines familles sont prêtes à jouer le jeu et installer un carport avec une toiture photovoltaïque. On peut aussi imaginer des échanges de services entre habitant avec des applis sur smartphone », développe le dirigeant.
2 millions d'euros de fonds à Lever
Connectés, les villages Woodstack seront aussi orientés smartgreed. « Nous souhaitons proposer des maisons intelligentes dans lesquelles on veut intégrer des énergies renouvelables », précise Pascal Chazal, qui prévoit de démarrer l'activité de Woodstack fin 2016. « On est en discussion avec des investisseurs. L'objectif est de lever 2 millions d'euros d'ici à la fin de l'année pour lancer une première opération immobilière en 2017. Chaque opération coûte environ 10 M?. L'objectif est d'en enchaîner ensuite une tous les six mois », confie Pascal Chazal.
Woodstack (patch)
(Bron) Dirigeant : Pascal Chazal www.woodstack.io